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La LCR n'est plus, le NPA est né. La Ligue communiste révolutionnaire s'est autodissoute pour laisser place au Nouveau Parti anticapitaliste. Environ 9.000 militants (contre 3.100 à la LCR), qui ont pour but de "changer ce monde avant qu'il ne les écrase", se rassemblent donc sous la bannière révolutionnaire du jeune et ultra-médiatique Olivier Besancenot. "On veut d'abord offrir une nouvelle représentation politique à ceux qui appartiennent à la nouvelle génération militante, qui n'avaient pas de parti jusqu'à présent et qui en veulent un", a expliqué ce dernier.. Le postier s'est décidé à créer le NPA suite à la présidentielle 2007, grisé par son honorable résultat, 4,08 %, devant Marie-George Buffet (PCF, 1,93 %), Dominique Voynet (Verts, 1,57 %), Arlette Laguiller (LO, 1,33 %) et José Bové (1,32 %). L'ont depuis rejoint dans l'aventure des anciens de la LCR, des altermondialistes, des syndicalistes, des déçus du Parti communiste et de formations groupusculaires.
Hé bé ! Je trouve, pour ce qui me concerne que c'est un beau "bordel", associé au populisme et au poujadisme et ça me rappelle la FGDS d'un autre temps sous Mitterrand !
Ainsi, Jean-Luc
Mélenchon, le trublion sincère, lançait à l'adresse de Besancenot : "Camarade, nous vous tendons la main sans conditions, sans préalable, ne la rejetez pas !" Objectif : les élections
européennes du 7 juin 2009.
Mélenchon souhaite la création d'un front de gauche, alliant sa formation, le PCF et le NPA. Avec le parti de
Marie-George Buffet, le mariage est acté. Un mariage ou "une partie carrée" comme on peut le dire trivialement. D'ailleurs, le PCF a adressé une lettre aux congressistes anticapitalistes,
allant dans le même sens que Mélenchon : "Nous tenons à vous renouveler notre appel à constituer un front commun de gauche pour changer d'Europe." Ce qui rapproche les trois formations
plus les satellites divers et groupuscules versus "Vive la Révolution, outre une virulente opposition à la politique économique et sociale du gouvernement ?
On est là pour protester mais pas pour gouverner !
Le rejet du traité de Lisbonne et, plus encore, le souvenir de la campagne commune pour le non au référendum
de 2005. Les communistes l'évoquent dans leur lettre. "Le front (...) est possible car la victoire du non en 2005 a montré que des millions d'électeurs se reconnaissent dans notre
volonté de dégager l'Europe des logiques libérales."
Le PS meur doucement de ses luttes intestines mais...pas inquiet. Ils sont entraînés...
La LCR, le PG, le PCF, qui ont manifesté main dans la main le 29 janvier pour "la défense de l'emploi, du pouvoir d'achat et des services publics", recueilleraient 14.5 % des voix, selon un
sondage IFOP commandé par Jean-Luc Mélenchon (Lutte ouvrière a décidé de se présenter sous ses couleurs, ah merde !). L'alliage pourrait ainsi prétendre talonner le PS (crédité d'environ
22 % des voix d'après la même enquête). Problème : Olivier Besancenot lui-même n'est pas emballé. Le "porte-parole" répond : "Pour les européennes, nous voulons fédérer toutes les
forces anticapitalistes, mais sur une base très claire d'indépendance vis-à-vis du PS. Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon ont tous deux été ministres de la gauche
plurielle. Quelles garanties peuvent-ils nous donner qu'après un éventuel bon coup aux européennes, les uns et les autres ne retourneront pas vers des alliances avec le PS pour les
régionales (en 2010) ?" Sauf que Mélenchon a quitté le PS avec pertes et fracas. Que Marie-George Buffet semble ravie que ce camarade l'ait rejoint...
Christian Piquet, meneur des minoritaires au NPA, fulmine : "Évidemment qu'il faut accepter la main tendue de
Mélenchon !. Dire qu'on ne veut pas s'allier avec eux parce qu'ils ont été ministres de Jospin (encore là ?!) n'est pas une réponse acceptable".
Le propre d'une alliance est que chacun a un passé, une histoire. On ne peut pas considérer la dissolution de la LCR, la création du NPA et ses 10.000 adhérents comme une fin en soi.
Il faut un projet, une
vision." Le congrès du NPA décidera de sa stratégie pour les européennes samedi après-midi. En attendant, les socialistes ne semblent pas s'inquiéter d'une possible alliance NPA-PG-PCF. "On
n'est pas dans des rapports de peur et de forces, assure Christophe Borgel, secrétaire national au PS en charge des élections. Le débat est entre nous. On aborde les européennes par
rapport à notre plate-forme."
La crise économique et sociale va être résolue comme ça ?
Allons donc ! C'est si simple...
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