La loi adoptée par l'Assemblée nationale le 6 décembre dernier, qui pénalise le client et adopte une position nettement abolitionniste vis-à-vis de la prostitution, va-t-elle entraîner une diminution de cette activité ?
Pour « La Tribune de Genève », il s'agit plutôt d'un déplacement.
En effet, constate le quotidien suisse, les prostituées de l'Hexagone
anticipent l'application de cette loi, qui intervient alors que « la législation française est déjà considérée comme l'une des plus répressives d'Europe », et quittent la
France.
Destination Genève, « une terre nettement plus
hospitalière », où cette activité est légale et très contrôlée. Depuis 2010, le nombre de Françaises auraient augmenté de 75 %. Au total, le nombre de prostituées a quadruplé dans la ville
depuis 2004 et elles sont plus de 4 000 aujourd'hui. Du coup, la concurrence augmente et les tarifs baissent. Un phénomène cyclique, avance le journal. Dans les années 1980, « les
prostituées genevoises se plaignaient déjà des concurrentes allemandes ».
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