En 2006, mon premier souci "d’autoblographe" que j’avais décidé d’être avec cette initiative, était bien sûr l’authenticité, la sincérité, la véracité de mes propos.

Pour atteindre cet objectif a priori impossible, de nombreux obstacles se dressaient :

- la difficulté de me connaître moi-même,

- l'impossibilité subconsciente d'être en quelque sorte juge et partie et par conséquent de manquer d'équanimité,

- le courage de passer à certains aveux restés jusque là très secrets voire intimes,
- la conviction, malgré cette volonté féroce de tout dire, mais que certains souvenirs seront quasi impossibles d'être racontés, et a fortiori d'être publiés sur ce blog,
- l'effacement de l'ego - surtout le mien !, hypertrophié paraît-il !,
- les limites probables et la fiabilité relative de ma mémoire,
- mes états d’âme changeants, noyés dans la mélancolie et la nostalgie du propos qui revient sur mon passé et mon présent, objectivement mon futur s’il existe,
- malgré le courage et la volonté de l'autoblographe, la pudeur de certains faits pas forcément anodins, la lâcheté quelquefois de ne pas s'avilir ?
Au fond, la franchise totale est trop souvent une faute, tant il est prouvé qu'elle est presque toujours une maladresse !

En publiant ce blog et le maximum de ce que je pouvais "révéler" de mes vies plurielles les plus enfouies, je souhaitais offrir des gages de ma sincérité.

Il fallait beaucoup de courage (cynique ?) de publier ainsi mes plaies et mes bonheurs (souvent éphémères), - être à nu en somme - si je racontais mes folies et mes sagesses (il y eût les deux catégories), mes "mauvaises" actions comme les bonnes (il y en eût aussi !), alors vous n'aviez aucune raison de me suspecter sur des détails moins "compromettants". Mais vous en aviez le droit bien entendu.
Je connais des personnes si proches de moi qui dans ma vie ont jugé de manière sarcastique et acide mes actes et/ou mes opinions... que je n'avais pas encore envisagé de faire naître. Par avance, la critique s'appelle de l'aversion, de la revanche, du désamour ou de la haine !

Vous pouviez d'autant mieux me faire confiance lorsque je parlais de mes intentions pures, de mes sentiments la plupart du temps bienveillants et tendres.Les aveux difficiles donnent la mesure de la véracité des récits. S'il y avait eu des "crimes" ou d'autres hontes sur la conscience, quelle pudeur et quelle hypocrisie les auraient retenues ? Je pourrais aller loin dans l'indécence subjective, par le texte et/ou par l’image, qu'on pouvait être rassuré que je me livre tout entier.

C'est cela que je souhaite vous dire : la difficulté de l'équilibre pour le narrateur de parler de soi en même temps que des Autres. Ma vie racontée, dans un ordre improbable des dates, serait le plaidoyer prodomo d'un homme qui sent, à tort et à raison, de terribles "charges" peser sur lui. Mon blog rétablirait peut-être l'image vraie que je crois pouvoir m’approprier ?

Je voulais montrer à mes plus proches un homme dans toute sa vérité. Et cet homme ce serait  moi. Que la trompette du « jugement dernier » sonnerait pour moi comme pour tous, quand elle le voudra sans préciser la date, à moins que j'en décide. Je voulais dire voilà ce que j'ai fait, ce que j'ai pensé, ce que j'ai vécu. J'avais l’intention de dire et de montrer le bien et le mal avec la même franchise. Je ne souhaitais rien taire de mauvais, ni rien ajouter de bon.

Je me donnerai le droit de supposer "vrai" ce qui, in fine, s'avèrerait "erroné". Mais je me promettais de toujours être de bonne foi quand je l'ai cru ! Ou quand la preuve de mes appréciations était démontrée. Je me montrerais tel que je fus, méprisable et vil s’il le fallait, bon, généreux, et même fascinant selon les dires voire sublime, quand je l'ai pu l’être…

J'avais peu de souvenirs de ma trop jeune enfance. Je ne me souvenais que de mes premières lectures et de leur effet sur moi : c'est le temps où je date sans grande précision la conscience de moi-même. J'avais fait le premier pas et le plus pénible dans le labyrinthe obscur de mes propos. Et je créais ce blog. "Une vie"… Ce n'est pas ce qui est "moche" qui coûterait le plus à écrire, c'est ce qui est ridicule et honteux. Après ce que je viens d'oser me rappeler au début, rien ne devait plus m'arrêter. Comme avait dit Neil Armstrong : "C'est le premier pas qui goutte !"... (Sic).

On verrait bien ...  On dit toujours ça, au début !

 

Et puis le temps a passé sans que je m'en apercoive...Nous sommes à la fin de l'année 2009 déjà ! Ce site est devenu un Webzine eclectique et je me ballade avec (au moins certains jours - et nuits d'insomnie ! -) 5 heures de boulot quotidien ! Je suis devenu un pilier de blog, ça vaut mieux qu'un pilier de bar ! Et la chasse au Blog Rank est un indice d'écoute. D'autoblographe, je suis devenu Secrétaire de rédaction et Littérateur... Autre chose.

Comme quoi, les promesses que l'on se fait à un moment donné, de bonne foi et une volonté farouche de les tenir, ces promesses ne peuvent que céder à la tentation de les changer, de s'adapter.

L'essentiel, c'est que j'ai des amis, des visiteurs qui commentent ou non, mais des liens qui sont forts dans cette communauté virtuelle des Architectes d'Intercoeurs qui a eu la gentillesse d'accepter ma candidature à l'époque.

 

 

Je voulais dire merci à Marc (de Metz)
et à vous tous !
a-a-merci.jpg

 










COPYRIGHT



Ecrire un commentaire - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 14:07
- Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

c'est ça avoir un blog c'est déjà pouvoir s'affirmer et en ce moment je suis un atelier d'affirmation de soi et là je commence seulement à comprendre que je peux exister, pouvoir parler, que j'ai des droits et que j'ai le droit au respect, à être comme les autres, cela a été toute une démarche à faire, à accepter cet atelier car depuis le décès de mon père en 97 plus rien n'allait sauf la rencontre de mon compagnon avec qui je suis maintenant depuis 10 ans et pour en arriver là j'ai quitter ma région natale le nord pour aller au sud à marseille, et ce n'est pas évident de se réadapter à une autre vie avec des mentalités tellement différentes. puis en 2008, j'ai découvert over-blo et des amis avec dans les premiers marc et qui est vraiment je crois une référence pour beaucoup, puis d'autres bloggueurs sont venus accroître cette amitié et depuis la semaine dernière, j'ai refait un tri dans les blogs que je visite d'ailleurs il faut que je rajoute le tien car tu es vraiment passionnant à lire et il me reste dans cette liste vraiment ceux que j'apprécie le plus de par leurs écrits et aussi qeulques blogs de photos
je te souhaite un bon bout d'an et bises
Commentaire n°1 posté par aubert59 le 30/12/2009 à 23h11
Chère Françoise, je suis heureux que le Sud t'ai pris e dans ses bras hospitaliers même si aujourd'hui - mais c'est l'hiver ! - il fait très froid... Il est sympathique d'apprendre que ton travail thérapeutique et ton moral soient au beau avec ce début de nouvelle année pendant laquelle je te souhaite plein de bonheur et une santé heureuse. Amitiés. André
Réponse de André le 04/01/2010 à 09h28

Rechercher

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés