Parler de suicide à un suicidaire est
dangereux : FAUX !
Accepter d’en parler c’est permettre à l’autre de sentir reconnu dans sa souffrance, de rompre son
isolement.
Ceux qui se suicident sont des
malades : FAUX !
Tout le monde peut, un jour ou l’autre, penser au suicide devant des difficultés qui apparaissent
insurmontables.
Ceux qui ont parlent ne le font
pas : FAUX !
Il faut toujours prendre au sérieux quelqu’un qui parle de suicide. Toute tentative de suicide doit être
prise au sérieux.
Le suicide est imprévisible, on n’y peut
rien : FAUX !
La plupart des tentatives de suicides sont annoncées de façon plus ou moins explicites.
Le suicide est un choix individuel, on n’a pas à
intervenir : FAUX !
Celui qui pense au suicide se sent au contraire dans une impasse et considère qu’il n’a plus le
choix.
Le suicide est
héréditaire : FAUX !
Il n’y pas de gène de suicide.
Ceux qui avalent des médicaments ne veulent pas mourir
: FAUX !
Ceux qui veulent se suicider emploient les grands moyens
: FAUX !
Il n’y a pas d’adéquation entre la gravité de l’acte et son motif. Toute tentative, m^me la plus bénigne,
doit être prise au sérieux.
Ceux qui veulent se suicider veulent
mourir : FAUX !
Ils ne veulent simplement plus souffrir.
LES SIGNES AVANT-COUREURS
Les évocations plus ou moins directes de l’acte suicidaire :
Je vais me foutre en l’air
J’ai envie de faire une bêtise
Je n’embêterai plus personne
Ceux qui se suicident sont courageux
Ce sera beaucoup mieux pour tout le monde
Les propos dévalorisants :
Je déçois tout le monde
Je ne compte pour personne
Je n’ai plus ma place ici, je ne sers à rien
Il n’y a plus d’espoir, plus d’issue
Je suis dans l’impasse
Je ne pourrais plus m’en sortir
Je suis un raté; j’échoue partout
Ma vie n’a plus de sens
Les problèmes psychologiques :
Episodes dépressifs
Tristesse, mélancolie
Troubles de la mémoire, de la concentration
Incapacité à faire des projets
Fatigue inhabituelle
Troubles alimentaires (anorexie, boulimie)
Troubles du sommeil
Laisser-aller de l’hygiène et des vêtements
Difficultés à travailler, à s’occuper de ses affaires
Perte de l’envie de rencontrer des amis, de se distraire
Les changements de comportements :
Isolement, retrait, abandon d’activités socioculturelles ou sportives
Exubérance, sorties excessives
Consommation abusive d’alcool, de tabac, de drogues, de médicaments…
Consultations répétées du corps médical
Prise de risques excessifs
Intérêt pour les armes
Agressivité soudaine et inhabituelle
Et particulièrement pour les jeunes :
Dégradation des résultats scolaires ou, au contraire surinvestissement accompagné de stress et
d’angoisse
Absentéisme scolaire, fugues
Don d’objets de valeur, très personnels comme guitare, scooter, portable, MP3
CES INDICATEURS NE DOIVENT PAS
ÊTRE PRIS ISOLEMENT.
C’EST L’ADDITION DE PLUSIEURS
D’ENTRE EUX
QUI DOIT
ALERTER
COMMENT AIDER ?
Ce qu’il ne faut pas faire :
Banaliser
la souffranceLui faire la moraleLui dire de
se secouerLui dire de
ne plus penser à la mortChasser ses
idées noiresDonner des
recettes de bonheur, chacun a sa manière d’être heureuxTout faire
à sa place, il penserait être devenu inutileLui dicter
sa conduiteAvoir
réponse à toutCe que l’on peut faire : Lui
permettre de s’exprimer, de pleurerLe laisser
parler en lui laissant le temps de le faireL’écouter
sans le jugerLui montrer
que vous tenez à luiChercher
avec lui des solutions qui pourraient l’aider à surmonter les mauvais passages, le raccrocher aux activités qu’il aimait avant la criseL’encourager à rencontrer des gens, mais à son rythme, sans la mesure de ses capacitésAccueillir
sans panique les idées suicidaires qu’il exprime
Je considère que l'on ne s'enrichit que dans nos différences. L'injustice est le mot que je hais. L'amour est le terme que je préfère. Pour le reste, c'est ma vie...
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