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  • : André
  • andre
  • : Homme
  • : 01/01/2008
  • : humour Litterature famille Amour Théâtre
  • : Je considère que l'on ne s'enrichit que dans nos différences. Que l'injustice est le mot que je hais. Que l'amour est le terme que je préfère. Plusieurs sujets d'exploration de sujets de société peuvent être publiés, comme des iconographies m
Mardi 15 avril 2008


Apres la délivrance de mon frère hier,
 
   je vais vous faire une confidence.

  

Grâce à l'humour, je me suis habitué à voir ma finitude dans une perspective de sérénité amusée. Comme les vieux philosophes stoïques de l'Antiquité.

Il ne faut pas faire un drame avec un fait divers.
Le jour où je mourrai, qu'est-ce qui va se passer? Mes « amis » vont prendre quelques secondes pour épancher leur chagrin factuel.
Par solidarité avec ceux et celles qui m’aiment et/ou qui m’ont aimé pour annoncer au monde qu'un bon diable est rendu chez le « Bon Dieu ».

J'ai été un bon vivant, je veux être un bon mourant. Si bien que la mort ne me fait plus peur du tout. Au contraire, la mort est devenue une compagne fatale avec qui je converse quasi quotidiennement et même avec estime le long de mon cheminement terrestre résiduel. J'ai même appris à l'aimer. Car je sais qu'un jour, c'est elle qui va me délivrer quand mon mal de vivre sera plus grand que ma capacité de l'endurer.

 

Finalement je suis d’accord avec le philosophe : "si l'âme n'est pas immortelle, Dieu n'est pas un honnête homme".

 

 

 

Croire n'est pas savoir. Je saurai quand je verrai, comme vous autres. Si j'ai à voir... !

Et puis après tout, comme je le disais un jour à un ami athée : "Tu sais, nos opinions respectives sur les « mystères » n'ont pas grande importance. Que nous croyions ou que nous ne croyions pas, ça ne change absolument rien à la vérité de la réalité: ce qui est, un point, c'est tout. Et il faudra bien nous en accommoder".

Mais moi, je suis comme Saint-Voltaire:

"L'univers m'embarrasse et je ne puis penser que cette horloge existe et n'ait point d'horloger."

 

Il me semble impensable que la vie, une fois commencée, se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière, et que l'âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant.

 

 

Un être humain qui s'éteint, ce n'est pas un mortel qui finit,
c'est un immortel qui commence.

 

 

Il n'y a qu'une chose qui puisse justifier la mort... c'est l'immortalité.


Mourir, au fond, c'est peut-être aussi beau que naître.

Est-ce que le soleil couchant n'est pas aussi beau que le soleil levant ?

Un bateau qui arrive à bon port, n'est-ce pas un heureux événement ?

Et si naître n'est qu'une manière douloureuse d'accéder au bonheur de la vie, pourquoi mourir ne serait-il pas qu'une façon douloureuse de devenir heureux ?

 

Victor Hugo, encore lui faisant référence, a enfermé la beauté de la mort dans des vers magnifiques :

 

Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme
Ouvre le firmament,
Et que ce qu'ici-bas nous prenons pour le terme
Est un commencement.
C'est le berceau de l'espérance,
C'est la fleur qui s'épanouit,
C'est le terme de la souffrance,
C'est le soleil après la nuit.
C'est le but auquel tout aspire,
C'est le retour après l'adieu,
C'est la libération suprême,
C'est après les pleurs, le sourire,
C'est rejoindre ceux qu'on aime,
C'est l'immortalité... C'est Dieu.
Moi, j'appelle ça... la mort vivante.

 

 C’est beau évidemment !
Mais dur à avaler pour les cartésiens parmi lesquels je me compte.
Je reste agnostique. Peut-être connaîtrai-je Saint-Thomas...Peut-être qu’il n’a jamais existé ? On verra bien.

 

 

 

 

 

 

Par André - Publié dans : andre
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