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Si l’on y regarde de plus près, l’angoisse de la mort est un déplacement. Ce n’est pas la peur de ne plus être mais la peur d’être. Comme chacun, j’ai eu accès au commencement, il est “datable”, la vie poursuit son cours, j’en ai pris plus conscience, en revanche ce que je ne sais pas, c’est l’issue, le terme. Qui peut dire quand et comment il “mourra” ? La première fonction est de se rassurer sur la mort : quitter ce monde.


Par nature, l’Homme n’a qu’un objectif de vie, il existe pour se reproduire, mais réduire le sens de ma vie à la simple fonction de reproduction me ramène au statut d’animal. Or “doué” d’intelligence, je ne peux me résoudre à accepter cette simple “vocation”. Il se créé, plus ou moins justement, d’autres sens. Inconsciemment je sais qu’il n’est qu’infime élément dans un tout qui n’est en fait qu’un “rien” à l’échelle humaine.
Cette idée est forcément angoissante : “je suis, mais je ne suis rien”. Je n’ai donc de cessé de “construire”, “bâtir”, pour laisser des traces de moi.
Et c’est là qu’intervient la notion d
e temps.
La vie est une durée non maîtrisable. On peut calculer une durée de vie moyenne, mais ce ne sont que des statistiques, une moyenne de tous, or ce qu’il y a de pire c’est d’être assimilé au reste, aux Autres. Pris individuellement personne ne peut donc connaître le moment de sa fin. Je serais jamais être sûr qu’au dernier moment “si j’aurai servi” à quelque chose ou à quiconque ?
 
Mourir ou souffrir ? 

 

“Ce n’est pas la mort qui me fait peur, mais la souffrance”. On ne peut pas avoir peur de la mort parce qu’on ne sait pas ce que c’est. La mort est une idée, un fantasme. Ce qui angoisse ce n’est pas de mourir mais de ne pas savoir. Alors que la souffrance est connue. Chacun a pu un jour où l’autre vivre une douleur, une souffrance, physique ou psychologique. Mais la douleur est bien quelque chose de conscient, je sais ce que c’est. De plus elle appartient à la vie. La mort est d’une certaine manière une libération de la souffrance... Je pense qu’une partie de la réponse se situe à ce niveau. Est-il recevable d’envisager ma vie d’aujourd’hui  comme une souffrance, quelque chose auquel je ne peux plus faire face.
En fait, c’est ma vie qui n’est plus maîtrisable, “domptable”. C’est la vie que je subis alors que je tente de faire “au mieux”. L’aspect conscient d’une vie est infime comparé au côté “inconscient”. Les religions tentent de répondre à ces questions : le paradis, la réincarnation...Mais je suis agnostique !
 
Dormir est une pulsion de mort

Le sommeil est une pulsion de "mort". Il existe les pulsions de "vie", celles qui nous gèrent au quotidien et qui en général prennent le dessus. Le sommeil répond à une pulsion de mort (inactivité inconsciente).
Pourtant le sommeil répond à un besoin physiologique. Paradoxe de la situation, si je ne dormais pas tant, même artificiellement, je finis par mourir.

La peur de la mort n’est pas la même chose que la peur de mourir. La peur de la mort ce serait la peur de ce qui est “nommable” sans pour autant prendre un sens concret, un voyage vers l’inconnu ( ? ) que l’entendement ne pourrait atteindre. La peur de mourir est plus à rapprocher d’un déplacement de l’angoisse de vie.
 
La mort comme moteur de vie !
Alors ? Ces angoisses sont nécessaires à la continuation de la vie car elles repoussent et déplacent l’inacceptable du quotidien. Même les plus « courageux » ont  peur de mourir. Ces peurs peuvent se matérialiser de mille et une manières différentes. Lorsque l’angoisse est démesurée, en parler, consulter un psychothérapeute ; il ne peut pas atténuer, mais permettre de « mieux vivre » avec cette idée d’accepter finalement une angoisse et s’apercevoir qu’elle est un moteur dans le développement de soi et surtout indispensable à la vie.
 
Mais il ne fait pas tout…Hélas.
 













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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 17:01
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