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"Ce que nous appelons le hasard n'est et ne peut être
que la cause ignorée d'un effet connu"

Voltaire



Avoir de la chance, c’est du bol ?

 

Face à quelqu'un qui s'est trouvé plus d'une fois au bon endroit au bon moment, on ne doit pas croire à la prédestination. Déduisons au contraire qu’une personne chanceuse a probablement une intuition très sûre, doublée d'un état d'esprit positif qui lui permet de provoquer les occasions et de savoir les exploiter lorsqu'elles se présentent. La chance n'est pas un don que l'on reçoit à la naissance : cela s'apprend.

 

Le docteur Richard Wiseman en a tiré un grand nombre de conclusions (sur un panel de 700 britanniques) sur la façon dont n'importe qui peut améliorer son «capital chance», à la seule condition d'admettre qu'il en possède un. Comme tout un chacun.

Car ce chercheur en est certain : «On ne naît pas chanceux, on le devient.» Tout simplement parce que «il ne s'agit pas d'un talent magique, ni d'un don divin, mais d'un état d'esprit».


Quatre principes psychologiques que les chanceux appliquent, selon lui, «sans même s'en rendre compte».

 

Premier principe :

Savoir ce que l'on veut et se bouger un peu pour l'obtenir. Celui qui visualise son objectif repère en effet plus facilement tout ce qui pourrait lui permettre de l'atteindre. Il devient plus perspicace, plus persévérant, moins timoré lorsque survient le bon moment pour forcer les portes et son destin.

 



Deuxième principe :

Ecouter son intuition. Wiseman a établi que même les malchanceux en ont - et pas moins judicieuse que celle des chanceux - mais qu'ils ne lui font en général aucune confiance.

Erreur !

On ne sait pas pourquoi (sans doute un reliquat d'instinct animal), mais les signaux intimes qui nous alertent sur un danger, ou contre quelqu'un, nous trompent souvent moins que les raisonnements les plus élaborés.


Troisième principe : Adopter en toute circonstance une attitude positive.


A la fois détendue, attentive, confiante et constructive.


Bref, sympathique. Se montrer ouvert envers les autres, s'intéresser à ce qu'ils disent, ne pas négliger ses amis.

 

 

 

 

Quatrième et dernier principe :

Apprendre à tirer profit de ses expériences malheureuses, sans se laisser déstabiliser par elles. Il faut bien sûr y réfléchir, afin de détecter ses éventuelles erreurs et ne plus les reproduire, mais pas trop longtemps. S'affliger ne sert à rien ; d'autant que l'on ne sait jamais si un épisode pénible ne se révélera pas finalement comme une véritable « bénédiction ». Les chanceux observés pensent qu’il ne faut jamais désespérer de l'avenir. Ce qui leur permet de garder le moral, et suffisamment de confiance en eux pour sauter sur de futures occasions.

 

Rien que du bon sens, en somme.

- Les chanceux et les malchanceux n'ont aucune faculté particulière, ni encore moins paranormale, qui pourrait expliquer leurs coups de chance ou leur déveine à répétition
- Les chanceux ne sont pas plus intelligents que les malchanceux.

- Les chanceux sont responsables de ce qui leur arrive, et les malchanceux aussi.
- Les malchanceux sont nettement plus superstitieux que les chanceux.


Mais le problème, c'est que beaucoup sont des « handicapés du recevoir ». Ils ne savent pas dire "Merci". Ni prendre en charge leur destin. Ils s'engluent dans le passé et dans les épreuves qu'ils ont déjà subies, en les attribuant à une fatalité inéluctable qui leur interdit de profiter de l'instant présent et de croire en l'avenir. Une attitude qui les empêche évidemment de capter les signes positifs qui leur permettraient d'améliorer cet avenir, et d'annuler la prétendue fatalité dont ils se croient victimes ! CQFD !

 

Beaucoup, en tout cas en France, sont imbibés d'une culture judéo-chrétienne selon laquelle il existerait des puissances bienveillantes ou malveillantes, auxquelles ils attribuent volontiers leurs succès... ou leurs échecs. A quoi s'ajoute une culture moderne de l'assistanat, qui pousse énormément de gens à s'en remettre à d'autres (l'Etat, la société, les jeux de hasard) pour combler leurs besoins, justifier leur passivité, et les déresponsabiliser encore davantage.

 

 

Croire que l'on est malchanceux est le plus sûr moyen de le rester. On déprime, on devient défaitiste, indifférent aux autres, et à tout ce qui se passe autour de soi. Sourd et aveugle aux occasions qui passent, pendant qu'on se lamente de n'en voir jamais passer.

 

Tandis qu'à l'inverse, croire en sa chance semble suffire à la favoriser. Même lorsqu'elle relève du hasard ! Simple question de probabilité : les joueurs qui gagnent souvent sont ceux qui croient le plus en leur chance, et qui jouent donc plus souvent que les autres.
Maintenant devant ces dignes observations – et notamment de leurs sources – si vous avez les prochains salauds de numéros du Loto, on partage ! Non Je plaisante !

  

 


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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /2009 09:11
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  • : André
  • UNE VIE
  • : Homme
  • : 01/01/2008
  • : Paris Marseille Planète Ailleurs
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  • : Je considère que l'on ne s'enrichit que dans nos différences. L'injustice est le mot que je hais. L'amour est le terme que je préfère. Pour le reste, c'est ma vie...

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