Qu'est-ce que le racisme ?
C'est d'abord une THEORIE !
D'après elle, il existerait des
races humaines qui présenteraient des différences biologiques justifiant des rapports de domination entre elles et des comportements de rejet ou d'agression.
Le racisme est le
fait de croire en la supériorité d'un groupe humain. Défini comme une race, ce groupe serait supérieur à tous les autres. Le racisme est la haine d'un de ces groupes
humains.
Dans le langage courant, le terme "racisme" se rapporte le plus souvent à la
xénophobie qui en est la manifestation la plus évidente.
D'où vient le racisme?
Depuis toujours, la notion de racisme existe : ce n'est pas une idée nouvelle.
Cependant le mot racisme est entré dans le Petit Larousse en 1930 seulement !!!
Les Egyptiens s'opposaient à ceux qui ne parlaient pas leur
langue. Les Romains, eux, se sentaient supérieurs à leurs voisins car leur unique but était d'envahir leurs territoires. Quant aux Chinois de cette époque, ils se sont interrogés sur le degré
d'intelligence des navigateurs qui atteignaient leurs territoires, et commencèrent à "comparer" les peuples entre eux.
Au XVIe siècle, les Espagnols ont
instauré le racisme colonial. Ils comparaient les autochtones à des animaux, car ceux-ci ne portaient pas d'habits, soulevaient de lourdes charges, peignaient leur corps, et ne parlaient pas la même langue que la leur. Ensuite, les Portugais, les Hollandais, les Français suivirent l'exemple
espagnol: Ils les obligèrent à les servir, tout en les maltraitant.
En
1865, l'esclavage fut aboli aux Etats-Unis. Mais dès 1875, naissent dans plusieurs Etats américains des lois imposant la séparation, selon les races, dans les lieux
publics, prônant la discrimination, interdisant les mariages mixtes ...Dès le XIXe siècle, on voit apparaître le Ku Klux Klan.
Le
national-socialisme d'Adolf Hitler a été une des politiques les plus meurtrières entre 1933 et 1945, avec 6 millions de Juifs tués et tous les autres "non-aryens";
c'est-à-dire les Slaves, les homosexuels, les opposants aux fascistes, les Francs-maçons au titre de forces secrètes et occultes, etc ...
Jusqu'en 1993, en Afrique du Sud, les hommes et les femmes de couleur noire ont
été mis dans des cités ghettos avec des carnets de contrôle. Dans ce pays, on peut indéniablement parler de ségrégation raciale.
Aujourd'hui encore, même dans nos civilisations occidentales, le racisme continue. Pourtant, le racisme est
intolérable, car on ne peut pas juger une personne de par la couleur de sa peau, de par ses origines, sa religion, ou sa culture.
"Domaines" du racisme :
Le racisme se manifeste sous
différentes formes dont trois principales: la couleur de la peau, l’homosexualité (mais qui a fait ces
dix dernières années sur leur tolérance par les sociétés occidentales et les mœurs et la religion
La première forme de racisme qui s'est créée fut sûrement sur la couleur de
peau car la première chose que l'on voit chez quelqu'un est sa différence physique.
Puis arrive la croyance en une force supérieure comme les dieux, c'est à dire
que dès que sont apparues plusieurs religions différentes, cela a été le début du racisme sur les religions.Et il y a plusieurs années, une hostilité envers
les homosexuels est née.
Le racisme sur la couleur de peau :
Les préjugés sur la couleur de la peau sont la plus grande forme de
racisme.
A l'époque de Christophe Colomb,
c'est-à-dire au moment de la colonisation de l'Amérique centrale et du sud, il y a eu beaucoup de victimes car les conquérants étaient animés d'un sentiment de supériorité, ils étaient donc cruels avec les habitants de ces pays.
Un peu plus tard au
cours du XVIIe siècle, les Espagnols exploitèrent la main-d’œuvre indienne et métisse des classes ouvrières. Puis au cours des XVII et XVIIIe siècles, les Indiens durent quitter leurs propres
terres pour les Appalaches à cause des guerres particulièrement atroces provoquées par les Anglais.
Le 24 décembre 1865, une grande organisation de raciste a été fondée aux Etats-Unis par six anciens officiers de l'armée des confédérés: le Ku Klux
Klan.
Ils accusaient les gouvernements de
la reconstruction d'être hostiles et oppressifs, ils croyaient en l'infériorité des Noirs, ils ne purent jamais accepter que d'anciens esclaves puissent accéder à l'égalité civique et à des
fonctions politiques.
Un des grands personnages dans ce domaine se nomme Martin Luther King. Il
était l'un des principaux dirigeants du mouvement noir américain pour l'égalité des droits et de la résistance non-violente à l'oppression raciale. Il reçut le prix Nobel de la paix.
Le racisme sur la religion
:
Le triomphe de l'Église chrétienne, au IVe siècle, marqua, pour les Juifs,
le début d'une ségrégation qui ne devait prendre fin qu'avec la révolution française: enfermement dans des ghettos, obligation de porter un signe distinctif. .... Après la reconquête chrétienne,
les Juifs, qui avaient joui en Espagne musulmane du statut de protégé qu'accorde l'islam aux religions du Livre (judaïsme et christianisme), furent persécutés par
l'Inquisition.
En
1942, les dignitaires nazis prirent la décision d’exterminer définitivement les Juifs d'Europe. La conséquence fut la SHOA (terme hébreu désignant l'extermination des Juifs par les nazis lors de
la seconde Guerre mondiale).
Par la suite il y eut donc plusieurs génocide telle que la Rafle du Vél'd'Hiv.
Ce fut une rafle massive de 12 886 juifs menée à Paris par la police française et les SS les 16 et 17 juillet 1942.
Il n'y a pas que les Juifs qui ont
subi des persécutions auparavant, mais il y a aussi eu les Protestants et d’autres populations « périphériques » réputées « dangereuses » pour le national socialisme
d’Hitler.
Ces
guerres religieuses, provoquées par le racisme, se sont poursuivies avec la guerre de Trente Ans. Ce fut un conflit religieux et politique qui est né en Allemagne en 1618, et qui s'étendit en
Europe occidentale jusqu'en 1648. La haine religieuse, principalement entre protestants et catholiques, élargit le conflit et joua un rôle clé dansson
déroulement. Cette tension couvait déjà depuis plus d'un demi-siècle.
Le racisme sur l'homosexualité :
L'Homosexualité est une attirance sexuelle et une préférence pour les individus
du même sexe. On parle généralement de lesbiennes pour les femmes et d'homosexuels pour les hommes.
Déjà au VIIe siècle av. J.-C, l'homosexualité était connue
grâce à Sappho qui résidait sur l'île Lesbos en Grèce. C'est à partir des poèmes dédiés aux jeunes filles avec qui elle vivait et qu'elle initiait au chant, à la poésie et à la danse, que des
poètes ont accrédité la légende d'amours homosexuelles. Le mot "lesbienne" vient de cette île. Puis au XIXe siècle, l'homosexualité était considérée comme une maladie à cause de l'ignorance et
des préjugés. Mais une étude menée en 1957 à l'université de Californie, à LosAngeles, s'est attachée
à démontrer l'invalidité de la thèse selon laquelle l'homosexualité serait une maladie.
Au XXe siècle, certains pays,
comme la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne, ont légalisé les relations homosexuelles entre adultes
consentants.
Toutefois, dans
beaucoup depays, le fait d'être homosexuel ou d'avoir une
relation homosexuelle peut entraîner une perte d'emploi, une discrimination dans l'attribution d'un logement, une mise sur liste noire par le gouvernement, un rejet social, voire une peine
d'emprisonnement comme dans certains États des États-Unis.
Ces dernières années, les groupes de pression gays ont tenté d'influer sur
l'opinion publique et sur la législation en vue de faire accepter l'homosexualité. Mais le degré de tolérance acquis à la fin des années 1970 est quelque peu remis en question depuis le début des
années 1980 en raison de l'avancée du SIDA dont, en Europe, les victimes sont pour la moitié des homosexuels de sexe masculin.
Aujourd'hui, en France, une loi a été votée en 1999 : le PACS. Cette loi
donne la possibilité aux couples homosexuels de jouir d'un lien juridique officiel différent de celui du mariage.
Les réactions vis-à-vis des homosexuels ont toujours varié en fonction des époques et des groupes de culture et de sous-culture.
Barack Obama désavoue de nouveau son ancien pasteur
Polissant son image de rassembleur, Barack Obama a de nouveau pris
ses distances, avec des propos enflammés tenus par son ancien pasteur, estimant que les déclarations de ce dernier contre le racisme prêté aux Etats-Unis donnaient "une image déformée du
pays".
Les propos du révérend Jeremiah Wright
risquent de faire ombrage aux efforts d'Obama pour imposer une image fédératrice et non partisane, et non l'image du seul défenseur de la communauté afro-américaine.
"Nous avons entendu mon ancien pasteur, le révérend Jeremiah Wright,
recourir à un langage incendiaire pour exprimer des opinions qui risquent non seulement d'aggraver les divisions raciales, mais dénigrent aussi la grandeur et l'excellence de notre nation ; cela
offense aussi bien les blancs que les noirs", a dit dans un discours celui qui aspire à devenir le premier président métis des Etats-Unis.
Les « révisionnistes » négateurs de la
Shoah
Il convient de noter l'ambiguïté lexicologique du terme « révisionnisme », qui ne dit pas d'emblée
s'il désigne tel courant idéologique dissident d'une doctrine majoritaire ou une nouvelle interprétation de faits historiques précédemment analysés, et qui ne précise pas non plus quels critères
sont censés déterminer pourquoi le révisionnisme de type idéologique est jugé vice ou vertu par qui fait usage de ce terme. Et que ceux qui continuent inlassablement à demander la révision du
procès du maréchal Pétain sont fort éloignés politiquement, même à des décennies de distance, de ceux à propos de qui on utilisa au tournant du XXe siècle le terme de
« révisionnistes » parce qu'ils demandaient la révision du procès qui avait fabriqué un coupable en la personne du capitaine Dreyfus.
Les années quatre-vingt ont vu le développement, puis la stagnation, d'un
prétendu révisionnisme, de nature paroxystique, animé par des militants peu nombreux mais très actifs, qui ont tiré parti de l'ambiguïté qu'on vient de mentionner. En France, partis d'engagements
politiques contraires, ils ont abouti en quelques années à une entreprise semblable, et souvent commune, de négation d'un des faits marquants de l'histoire contemporaine : le génocide
perpétré contre les juifs par le régime hitlérien pendant la Seconde Guerre mondiale. « Un détail …/… » comme a dit Monseigneur Le Pen !
Les historiens préfèrent souvent qualifier de
« négateurs » ou de « négationnistes » ceux qui, aujourd'hui, prétendent ainsi se parer des vertus légitimes de la révision historique lorsqu'ilsdécrètent que les chambres à gaz d'Auschwitz et des autres camps d'extermination nazis n'étaient en fait que des lieux dedésinfection des vêtements des déportés et lorsqu'ils dénoncent ce qu'ils appellent le prétendu génocide comme étant une escroquerie
politico-financière, d'origine essentiellement sioniste, dont le principal bénéficiaire serait l'Etat d'Israël et dont le peuple palestinien et le peuple allemand seraient les victimes.Uncredible but
true ! ! !
Une telle « révision » n'est pas nouvelle. Elle apparaît dès le
lendemain de la défaite allemande, sous la plume de celui qui allait devenir le chef de file du néofascisme français, le directeur de la revue Défense de l'Occident, Maurice Bardèche.
Jusque-là professeur de littérature, celui-ci explique son entrée en politique par la condamnation à mort de son beau-frère, Robert Brasillach, fusillé à la Libération pour avoir été
l'éditorialiste de l'organe central de la presse collaborationniste, le sinistre Je suis partout.
En 1948 et 1950, Maurice Bardèche publie deux pamphlets aux titres éloquemment antisémites
(Nuremberg ou la Terre promise, puis Nuremberg II ou les Faux monnayeurs), dans lesquels il accuse les juifs d'avoir été à l'origine du déclenchement de la guerre. Commentant le
travail de la délégation française au procès de Nuremberg, où viennent d'être jugés certains des principaux responsables du régime national-socialiste, il jette les bases de l'argumentation
révisionniste en s'exerçant à l'analyse littérale des camouflages de l'Amtsprache (langue administrative) nazie sur les modalités du meurtre industrialisé : « Si la délégation
française trouve des factures de gaz nocifs, elle se trompe dans la traduction et elle cite une phrase où l'on peut lire que ce gaz était destiné à l'extermination,alors que le texte allemand dit en réalité qu'il était destiné à l'assainissement, c'est-à-dire à la destruction
des poux dont les internés se plaignaient en effet. ».
A la même époque, parti d'un engagement
politique contraire, un instituteur de Belfort, Paul Rassinier (1906-1967), écrit le premier (Passage de la ligne, 1948) d'une série de livres, dont plusieurs devaient être d'ailleurs
publiés par Maurice Bardèche, qui allaient faire de lui la figure emblématique des révisionnistes français de la fin du siècle. Membre du Parti ommuniste jusqu'en 1932, Rassinier adhère à la
S.F.I.O. en 1934. « Munichois » acharné, de la tendance de Paul Faure, opposée à celle de de Léon Blum, rédacteur en chef jusqu'à la guerre de l'hebdomadaire socialiste belfortain, il
manifeste dans ses éditoriaux un pacifisme intégral qui, trois ans plus tard, lui fait encore écrire - dans le journal qu'avec
la bénédiction de Pierre Laval publie l'ancien socialiste Charles Spinasse - que « des millions de français se sont trouvés jetés dans l'absurde guerre de 1939 par fidélité à l'esprit de
parti ou par discipline de parti » (Le Rouge et le Bleu, 7 Mars 1942).
Ayant néanmoins contribué à la publication en octobre 1943 du premier numéro d'un bulletin de résistance, Rassinier est arrêté puis déporté en Allemagne, où il estinterné treize mois au camp de Dora. A son retour de déportation, ayant échoué dans ses ambitions politiques locales, il devient et demeure
jusqu'à sa mort un plumitif de la dénonciation. Dénonciation de comportement des détenus communistes dans les camps allemands, bientôt suivie par celle, monomaniaque, du complot juif
international, responsable du déclenchement de la Seconde guerre mondiale et artisan de l'escroquerie du prétendu génocide. Exclu de la S.F.I.O. en 1950, Rassinier adhère à la Fédération
anarchiste, où « l'anticonformisme » de ses vues sur l'univers concentrationnaire lui assure, auprès de certains en tout cas, le bénéfice d'un aveuglement libertaire qui ne se démentit
pas chez tous quand on découvre que, sous un pseudonyme, c'est lui qui signe dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol en
1960 le compte rendu, singulièrement anticonformiste en effet, du procès de Francfort des gardiens du camp d'Auschwitz.
Mais, dans les premières décennies de
l'après-guerre, ni les écrits de Bardèche, ni ceux de Rassinier, ne rencontrent un véritable écho, sauf à l'intérieur d'un cercle essentiellement composé d'anciens de la collaboration et
de militants d'extrême droite. Ce n'est qu'à la fin de l'année 1978 que le révisionnisme fait son entrée en France sur la scène
publique, avec la parution dans la presse d'articles de Robert Faurisson, un universitaire né en 1929, proche de l'extrême droite, notamment dans les années soixante, mais sans engagement public
majeur jusqu'à la réussite médiatique de sa percée « révisionniste ». Lui aussi professeur de littérature à l'université de Lyon, il s'était spécialisé dans une conception
ultra-littérale de l'analyse de textes, qui le conduisit finalement, après un travail systématique de « démystification » systématique d'oeuvres littéraires (Rimbaud, Nerval,
Lautréamont), à la dénonciation publique de « l'imposture du vingtième siècle », ainsi que s'intitule le principal ouvrage révisionniste publié aux Etats-Unis. Reprenant, en les
radicalisant, les arguments et les méthodes de Bardèche et de Rassinier, Robert Faurisson focalise son entreprise de négation de la réalité du génocide sur les chambres à gaz, conscient qu'il est
de se trouver là devant une originalité absolue du système nazi. Il lui faut donc démolir celle-ci, s'il veut parvenir à aligner l'hitlérisme sur la banale série des conséquences fâcheuses de la
guerre en général, cet alignement constituant le premier pas de l'entreprise de dédouanement de ce système nazi, injustement accusé, selon les révisionnistes, de crimes somme toute moins
répréhensibles que ceux des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.
Les circonstances qui favorisent la diffusion de
la rhétorique révisionniste à cette période sont de deux ordres. En premier lieu, la parution des articles de R. Faurisson est immédiatement précédée en France d'une série de petits évènements
qui contribuent à réveiller un « syndrome de Vichy » (H. Rousso) aux épisodes singulièrement contrastés depuis 1945 : interview dans L'Expressde l'ancien commissaire général aux Questions juives du gouvernement de Vichy, Louis Darquier « de Pellepoix » (cet octogénaire proclame depuis son exil espagnol qu'« à Auschwitz on n'a gazé que des poux » et que le génocide est « une
invention pure et simple, une invention juive, bien sûr ») ; projection à la télévision française, qui s'y était jusque-là refusée, de Holocauste, une fiction télévisée
américaine sur le sort des juifs pendant la guerre, qui a été vue par des centaines de millions de gens à travers le monde et dont la forme autant que le fond déclenche des polémiques ;
inculpation pour crimes contre l'humanité de Jean Leguay, responsable français de la déportation des juifs, une inculpation qui précède et annonce celles de Maurice Papon, de Paul Touvier et de
Klaus Barbie.
En second lieu, dès qu'il connait l'existence de
Robert Faurisson et de ses thèses, un certain Pierre Guillaume - qui avait affûté ses premières armes théoriques au sein du mouvement Socialisme ou Barbarie avant d'ouvrir au quartier
Latin une librairie, La Vieille Taupe, où les étudiants de Mai 68 venaient s'approvisionner en littérature révolutionnaire passée et présente - attire à lui pour la circonstance une poignée
d'anciens militants avec qui il partage, beaucoup plus encore que d'autres dans une certaine tradition d'extrême gauche, une haine de l'antifascisme. A ses yeux, celui-ci est un autre opium du
peuple, inventé par les gouvernements impérialistes pour duper les masses prolétariennes en établissant une opposition fictive entre démocraties et régimes fascistes, et ce afin de maintenir et
de rendre plus efficace l'oppression capitaliste sur la classe ouvrière.
Ce qui fait s'engouffrer le petit groupe de Pierre Guillaume dans le
révisionnisme, c'est que, l'antifascisme ayant occulté la théorie révolutionnaire, il faut, pour reconstruire cette dernière, en finir avec le premier. Et, en radicalisant, mieux que Bardèche et
Rassinier, la dénonciation de l'imposture du génocide par la destruction théorique des chambres à gaz, Faurisson offre du même coup aux théoriciens révolutionnaires de La Vieille Taupe l'audace
conceptuelle qui leur permet d'abandonner la dénonciation de l'antifascisme comme alibi du capitalisme et de se consacrer à une œuvre autrement plus radicale de démolition des fondements mêmes de
cet antifascisme. Quant à Rassinier, dont La Vieille Taupe entreprend aussitôt de rééditer les œuvres, ses états de service d'ancien communiste, socialiste, résistant et déporté sont chargés
d'apporter une caution imperturbablement révolutionnaire à cette branche, la plus active, du révisionnisme français.
La jonction des réseaux d'ultragauche et d'extrême droite du révisionnisme français est parachevée lorsque,
en 1985, le même Pierre Guillaume exploite les ressources d'un militantisme éprouvé dans une opération qui consiste à tenter, grâce à un jury de complaisance réuni pour la circonstance à
l'université de
Nantes, de faire décerner à un ingénieur
agronome en retraite, Henri Roques, ancien dirigeant du mouvement fasciste La Phalange française, un titre de docteur d'université pour sa lecture « révisionniste » d'un témoignage
important sur l'utilisation des chambres àgaz dans un camp nazi de Pologne. La tentative de reconnaissance universitaire échoue, la trop complaisante soutenance ayant
été annulée par le ministre des Universités. C'est dans la même perspective que P. Guillaume publie entre 1987 et 1989 une revue, intitulée Annales d'histoire révisionniste, qui essaie
sans succèsde donner une forme académique et respectable à
l'entreprise.
L'intérêt d'une étude historique du phénomène spécifique que constitue ce
révisionnisme français réside dans l'analyse du parcours intellectuel et politique qui, en une vingtaine d'années, a conduit des militants de l'ultragauche, acteurs notamment du combat
anticolonialiste et du mouvement étudiant de Mai 68, à se joindre à la réécriture de l'histoire du nazisme entreprise dès 1945 par les anciens collaborateurs du régime de
Vichy.
Ouf, il était temps !!!
Un peu de fraicheur chez nos enfants !!!
Et encore des combats et des arguments de bon sens
à développer autour de nous.
Bon sang (rouge pour tous) ne saurait mentir !!!
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