Partager l'article ! Le Mythe de Sisyphe: Son ascendance et sa descendance sont citées dans l’Iliade. Fondateur mythique de Corinthe, fils d'Eole. Depuis l'ép ...
Il se fait passer parfois pour le vrai père d'Ulysse.
Sisyphe est connu surtout pour s'être montré assez malin pour déjouer la Mort elle-même. Quand son heure fut venue et qu'elle vint pour le chercher, il l'enchaîna de sorte qu'elle ne put
l'emporter aux Enfers. S'apercevant que personne ne mourait, Zeus envoya Ares « délivrer » la mort. Mais Sisyphe avait plus d'un tour dans son sac et il avait préalablement convaincu
son épouse de ne pas lui faire de funérailles adéquates.
Ainsi, on le laissa repartir chez les vivants pour régler ce problème. Une fois revenu à Corinthe, il refusa de retourner parmi les morts. La mort dut venir le chercher de force. Certains disent
qu'il avait dénoncé Zeus dans l’une de ses aventures. Un jour, il vit un aigle immense enlevant une jeune fille et reconnut Zeus en lui.
Pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à rouler éternellement, dans le
Tartare, un caillou jusqu'en haut d'une colline alors qu'il redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet, tel que raconté dans l’Odyssée. Toutefois, Homère ne faisait pas mention de la
raison de ce châtiment. Certaines traditions justifient cette punition par la réputation de brigand et de malfaiteur que Sisyphe avait acquise de son vivant.
D'après la théorie solaire, Sisyphe représente le soleil qui s'élève chaque jour pour replonger le soir sous l'horizon. D'autres y voient la personnification des marées ou des vagues qui montent pour soudain redescendre. Il peut s'agir aussi d'une métaphore de la vie elle-même où cette punition signifiait qu'il n'y avait de châtiment plus terrible que le travail inutile et vain. On perçoit l'absurdité du personnage tant dans le désespoir de tenter d'échapper à une mort inévitable, que dans la tentative d'achever un travail interminable.
Dans son premier essai philosophique, « Le Mythe de Sisyphe », Albert Camus qualifie Sisyphe d'ultime héros absurde. Il y établit pourquoi la vie, malgré l'absurdité du destin, vaut la
peine d'être vécue.
Camus catégorise trois genres :
le héros absurde (dont il donne l'exemple de Don Juan), le suicidaire et le croyant :
v Le héros absurde fait face à l'absurdité de la vie. Il va même jusqu'à l'apprécier, recherchant toujours la même flamme, la même passion qui l'anime, comme le fait Don Juan en recherchant toujours cette première passion de femme en femme.
v Le suicidaire ne voit plus aucun sens à sa vie et fait le « Grand Saut », au même titre que le croyant, échappant ainsi à l'absurdité de sa condition.
v Le croyant, quant à lui, se livre à une cause et ne se préoccupe pas de l'essence existentialiste qui ronge tant les humains qui y ont fait face, ayant perdu la lumière et se retrouvant seuls face à leurs pensées.
Derrière ces trois archétypes de l'absurdité, Camus démontre que la révolte est le seul moyen de vivre sa vie dans un monde absurde. Cette révolte est plus importante dans le fait de se battre
dans les causes défendues en elles-mêmes. Camus propose donc une théorie de l'engagement passionné et conscient.
"La lucidité est la blessure la plus rapprochée du
soleil"
(René Char)
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Toujours intressant de relire les détails. J'adore ce mythe. Il faut sans cese ne pas se décourager et remonter le rocher. Bonne nuit
Alpinisme permanent mais punition des Dieux, ne l'oublions pas !!!
See you, and thank's, André