Partager l'article ! Mélancolie......: Droits réservés © Cela s'appelle la procrastination, hé oui... ...
Droits réservés ©
Cela s'appelle la procrastination, hé oui...
Qu'est-ce qui fait remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même ?
Pourquoi et comment quelqu'un peut-il continuer à remettre au lendemain ? Est-ce simplement une mauvaise habitude facile à perdre ? Que peut-on faire contre
cela ?
Peu de gens peuvent résoudre le problème sans avoir auparavant compris le
« rôle » qu'il jouait dans leur vie.
Les procrastinateurs ont tendance à voir la fin sans les moyens, ils pensent seulement au but à atteindre et non aux différentes étapes qui jalonnent le parcours. De ce fait, il leur est difficile de commencer une tache et de la poursuivre, pas à pas, jusqu'au bout.
Le perfectionnisme est très courant chez les procrastinateurs.
Chaque réalisation devient un test pour la personne. Donc, supposons que je sois un perfectionniste et que je veuille que chaque partie de ce que je fais d’une manière générale soit selon moi
bien accomplie. Alors, à chaque fois que je vais m'asseoir à mon bureau, j'aurai ce désir omniprésent d'être parfait.
Vivre selon cette règle est épuisant, il est beaucoup plus facile de remettre la chose au plus tard possible. Et si j'attends la dernière minute, je peux toujours me dire " J'ai fait de mon mieux compte tenu du temps qui était à ma disposition ". Je me mens. J’ai le temps si je le décide !
La procrastination agit comme un tampon contre votre propre image de la perfection : vous avez tout votre temps, vous souhaitez que tout soit mené à bien brillamment. Mais si vous attendez la dernière minute, vous ne vous mettrez au boulot que pour vous en débarrasser !
La procrastination est sans doute votre seule possibilité de détourner votre désir d'être si "brillant".
Ce peut être un bon moyen de protection. Si vous n'exprimez jamais le meilleur de vous-mêmes, vous ne l'évaluerez jamais, et vous pourrez continuer à croire que vous êtes si formidable ! Les psychothérapeutes appellent ça " illusion of brillance " et c'est l'illusion du fait que si vous aviez plus de temps, vous auriez bien sûr trouvé la bonne solution. Mais comme vous avez attendu si longtemps, vous êtes très satisfait de votre travail compte tenu du temps que vous y avez passé. CQFD !!!
Ce type de procrastination se range dans la catégorie de gens qui ont peur de l'échec. C'est leur crainte de faire pour le mieux, de se voir évalués négativement, de fixer une limite à leurs aptitudes.
Ils se disent " Vous ne me ferez pas suivre votre route, je vais faire ça à ma façon ".
Ce sont des gens qui, pour une quelconque raison, assimilent coopération et soumission. Ils ont le sentiment que si vous leur dites : " Faites-moi ça pour jeudi " et qu'ils le font pour jeudi, ils auront perdu quelque chose d'eux-mêmes, comme s'ils avaient capitulé. Ils se sentent contrôlés.
Ils sont toujours sous tension, en activité. Le stress les fait vivre alors qu’il détruit d’autres personnalités…Ils ont peur que leur vie devienne vraiment ennuyeuse et médiocre s'ils n'ont pas cette source constante de stimulation que la procrastination leur fournit.
Je redonne la parole au Psy : "'Définissez
quels sont les buts que vous voulez atteindre. Pensez-y en termes très concrets.
Et après avoir bien identifié un but, séparez-le en très petites étapes. Commencez alors à penser au temps qui sera nécessaire pour parvenir à l'objet fixé. Beaucoup de procrastinateurs ont une très mauvaise notion du temps. Ils pensent que les choses vont prendre beaucoup moins de temps qu'elles n'en nécessitent en réalité.
Un procrastinateur sera tourmenté par les conclusions qu'il tirera de cette expérience. Il se dira : " Bon, cette fois je m'y mets pour de bon ! " et il ne tiendra pas compte du fait que ça n'a déjà pas marché les 10 autres fois où il a essayé. Même cerner un objectif est parfois difficile pour un procrastinateur. Il se dit : " Je ne peux pas me contenter de faire une chose, il faut absolument que je fasse tout, complètement ".
Un procrastinateur est quelqu'un pour qui le verre est toujours à moitié vide, jamais à
moitié plein.
S'il réalise quelque chose, il prend rarement du plaisir à
dire : " Bon, j'en ai déjà fait la moitié, c'est pas mal... ". Il préférera dire : " Oh, non ! Il me reste encore la moitié à faire ! ".
Derniers Commentaires