Partager l'article ! Pourquoi avoir donné un nom aux notes de musique ?: Droits réservés C'est Guido d'Arezzo, théoricien de la musique qui, en 10 ...
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C'est Guido d'Arezzo, théoricien de la musique qui, en 1028, s'inspira d'un hymne des
vêpres pour trouver un nom à chaque note de l'octave.
C'est tout simplement qu'il a détaché la première syllabe au début de chaque verset :
Utqueant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum
Solve polluti
Labii reatum
Sancte Ionaes
Pour que puissent
résonner des cordes
détendues de nos lèvres
les merveilles de tes actions,
enlève le péché
de ton impur serviteur,
ô Saint Jean
Dans un premier temps, la gamme utilisée par Guido d'Arezzo ne comportait que 6 notes. On a donc obtenu : ut, ré, mi, fa, sol, la.
A savoir : la notation alphabétique était en usage avant la trouvaille de Guido d'Arezzo, mais elle montrait des limites en matière de mémorisation et de chant. Elle est pourtant encore d'actualité dans les pays anglo-saxons et en Allemagne notamment :
A B C
D E F G
La Si Do Ré Mi Fa Sol
Guido d'Arezzo (990/1050) est un moine bénédictin. Dans sa communauté religieuse de Pomposa (Italie), il forme les jeunes chanteurs et
poursuit ses études de musique liturgique.
Il deviendra théoricien de la musique en inventant la solmisation, ancêtre de notre solfège. Il s'agit en fait de l'aboutissement de sa démarche d'enseignant. Car pour faciliter et
accélérer l'apprentissage du chant à ses élèves, il a voulu mettre au point une méthode plus simple et efficace que ce qui existait.
Avant la solmisation, c'était plutôt le règne de la mémorisation pure à partir de l'écoute
et la répétition de mélodies des années durant pour que tout finisse par rentrer. Un jeune moine mettait ainsi près de 10 ans à acquérir l'ensemble du répertoire de son ordre ou abbaye ! Il faut
également rappeler qu'aux débuts de la musique liturgique, le chant se devait d'être aussi simple et dépouillé que les moines qui le chantaient. Parce que seules comptaient alors vraiment les
paroles et l'on se devait de rester modeste pour s'adresser à Dieu. C'est ce qui explique le dépouillement des chants, au moyen âge, et la lente évolution des manuscrits de musique et du besoin
de notation : plus la mélodie était sobre, comprenant peu de volutes et ornements, moins les indications étaient nécessaires.
C'est avec le chant grégorien que les choses vont vraiment évoluer.
Guido d'Arezzo va changer la donne :
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