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Le risque, nouveau baromètre politique ?

Pour toutes les questions et dans tous les organes liés au développement économique et technologique qui présentent une importance vitale pour les équilibres de la société mondiale, il devrait y avoir systématiquement place pour des opinions divergentes, des contre-experts, une pluridisciplinarité. La reconnaissance sans détour des incertitudes et la pression des flux boursiers permettraient à la politique, au droit et à l’opinion publique de s’émanciper de la tutelle technocrates et des Marchés financiers. En surplomb d’une controverse pluraliste et publique entre experts et contre-experts, l’opinion publique jouerait un rôle de "chambre haute". Juger les desseins du pouvoir de l’argent, les conséquences de sa pression et les dangers qu’il crée, elle appliquerait un critère en forme de question : quelle sorte de vie voulons-nous vivre ?


La modernité a détruit la société agraire. On est passé à la société de l’égoïsme et du pouvoir. Aujourd’hui, la société mondiale occidentale laisse place à une nouvelle configuration sociale qu’il faut analyser et comprendre. Qu’est-ce qui se cache derrière le préfixe mystérieux « post » (post-industriel ; post-modernité…). Il faudrait repenser les armes de l’analyse car, la configuration sociale est tout autre et c’est ce qui participe la réflexion des Hommes pour harmoniser un Monde devenu fou.

Vers une société de l’humilité

Avançons enfin l’hypothèse selon laquelle on se trouverait actuellement dans une période transitoire, charnière, entre la fin des sociétés de type industriel et le début d’un nouveau mode d’organisation sociale dont la société réflexive pourrait être un des modèles possibles et souhaitables d’un point de vue normatif. L’objectif ultime n’est donc pas de forcer l’acceptabilité sociale, mais de redonner une dimension collective ou démocratique au développement technico-économique


Il s’agirait en quelque sorte d’un retour à l’Humanisme... C’est la raison pour laquelle un aménagement des processus de prise de décisions collectives à la lumière des principes de la démocratie fondamentale présente des caractéristiques d’ouverture, de communication et de débat. La concrétisation politique de ce nouveau discours sur les effets pervers de la modernité, est en d’autres termes une invitation à l’humilité


Avec l’avènement de l’Etat Providence, la société mondiale s’était donnée des outils pour évaluer (statistiques), pour limiter (prévention) et pour dédommager (prévoyance, assurance) les risques qu’elle générait. Ces sécurités et contreparties en échange de l’insécurité et des destructions causées par la modernité technologique et celles de la communication par flux contrôlés ou non, constituaient une sorte de contrat social. Ce contrat social constituait le cœur d’un consensus en faveur du progrès, qui a légitimé jusqu’à ces dernières décennies le développement de la croissance économique. Avec l’incommensurabilité des risques actuels, avec l’incapacité des institutions de la première modernité industrielle (la science, l’industrie, l’État, les marchés financiers, l’état panique) à prémunir la société contre les risques qu’elles créent, c’est ce contrat social qui est violé.


D’où une défiance envers ces institutions et l’écroulement du consensus autour des progrès. Pour le bon,heur de l’humanité et la survie de la Planète Terre …


Plus que le mythe du progrès, c’est la stabilité sociale et politique de l’ordre industriel qui est mise sous tension par la conscience accrue de dangers sans précédents, et ce au sein des sociétés les plus sécurisées par une certaine domestication du marché, par des normes et des contrôles techniques et bureaucratiques.

C’est bel et bien nos systèmes politiques qui sont TOUS en question, avec ces dangers qui révèlent la faillite de la puissance publique et l’effondrement de la rationalité économique, régulatrice et juridique.

Une spirale s’est enclenchée avec des institutions qui sont entrées dans une course poursuite, dont elles ne peuvent que sortir perdantes, avec les promesses de sécurité qu’elles sont obligées de prodiguer : elles s’efforcent de repousser toujours plus loin les limites de la sécurité sans jamais répondre aux attentes démesurées d’une opinion rendue vigilante
.


Comment se maintiendront les pouvoirs politiques dans un régime démocratique contraint de répondre par un discours sécuritaire musclé et, au final peu audible, à une opinion de plus en plus sensibilisée au danger, qui s’expose de ce fait à des critiques constantes et dont la crédibilité est entièrement mise en jeu chaque fois qu’un évènement « cataclysmique » se produit ou menace de se produire ?

 






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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 08:35
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  • André
  • UNE VIE
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  • 01/01/2008
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  • Je considère que l'on ne s'enrichit que dans nos différences. L'injustice est le mot que je hais. L'amour est le terme que je préfère. Pour le reste, c'est ma vie...

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