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Palin, le pouvoir d'en abuser

 

Pas moins de 263 pages. C'est l'ampleur des conclusions rendues par la commission parlementaire de l'Alaska au sujet du "Troopergate" *, l'affaire qui pourrait faire capoter les rêves de grandeur du camp républicain dans la course à la Maison blanche. Ou comment une histoire de famille dégénère en abus de pouvoir. L'ancienne reine de beauté, invitée surprise du ticket du parti de l'éléphant, a en effet jouer de sa charge de gouverneur pour licencier, le 11 juillet dernier, Walt Monegan, le chef de la sécurité publique de l'Alaska au motif que ce dernier aurait refusé de prendre des sanctions à l'encontre du "trooper" Mike Wooten, engagé au moment des faits dans une procédure de divorce avec la soeur de Sarah Palin. 
"La gouverneure Sarah Palin a abusé de son pouvoir en violant le Statut 39.52.110 (a) de l'Acte éthique concernant la branche exécutive de l'Alaska", écrit Stephen Branchflower dans le rapport, rendu public vendredi après six heures d'audition à huis clos. Les conclusions du rapport estiment que Sarah Palin avait "en connaissance de cause laissé se poursuivre une situation où une pression inacceptable avait été exercée à l'encontre de plusieurs subordonnés dans un but personnel: licencier l'agent de police Michael Wooten". La commission parlementaire de l'Alaska soutient que la gouverneure aurait laissé son mari, Todd, utiliser son bureau personnel et ses ressources propres pour exercer des pressions sur le chef de la sécurité publique. "Elle avait l'autorité et le pouvoir pour exiger que Todd Palin cesse de contacter des subordonnés, mais elle n'a pas agi", indique le rapport.

Vendetta en Alaska

Dans une déclaration sous serment de 25 pages, rendue publique jeudi, Todd Palin avait réfuté tout lien entre le renvoi de Walt Monegan et l'affaire du divorce de sa belle-soeur avec l'agent Mike Wooten. Il reconnaissait cependant avoir contacté plusieurs hauts responsables de l'administration dirigée par sa femme au sujet de Mike Wooten, mais expliquait que son épouse lui avait demandé de "laisser tomber". "Je ne présente pas d'excuses pour le fait de vouloir protéger ma famille et montrer l'injustice que constitue le fait qu'un agent de police violent veuille conserver son insigne", écrivait Todd Palin, se défendant d'influencer sa femme.

L'équipe de campagne de McCain
, qui dénonce une enquête partisane et assure que Monegan a été limogé en raison de ses mauvais résultats, a réaffirmé dans un communiqué que Sarah Palin avait agi dans le cadre de ses pouvoirs. Elle va même plus loin, soutenant que la colistière de John McCain avait agi "dans les limites adéquates et légales de son autorité. A défaut de preuve étayant l'accusation initiale de Monegan, le conseil législatif (de l'Alaska) a gravement présumé de ses forces et déformé la réalité pour trouver une faute sans base légale ni factuelle", poursuit le communiqué. Le rapport quant à lui ne préconise aucune sanction à l'encontre de Sarah Palin. Elle viendra peut-être des urnes le 4 novembre prochain, demain quoi...

La passion selon Sarah

Sarah Palin déchaîne les passions. Républicaines comme démocrates. Le gouverneur de l'Alaska a réussi le tour de force de faire remonter John McCain dans les sondages
. Mais Sarah Palin traîne également quelques boulets. Alors qu'elle est déjà engluée dans une affaire d'abus de pouvoir, le New York Times révèle les dérives de la gestion très personnelle de son administration.

On ne fait pas d'omelette politique sans caser ses oeufs. Sarah Palin, le gouverneur de l'Alaska et colistière de John McCain sur le ticket républicain pour la Maison blanche, en sait quelque chose. La "Hockey Mum" essuie les foudres du New York Times
, ouvertement pro-démocrate, qui a révélé dans son édition du 14 septembre un peut-être futur scandale. Sarah Palin, selon le quotidien de la Grosse pomme, aurait favorisé ses amis, au moins cinq, principalement des anciens camarades de classe, afin qu'ils obtiennent des postes à responsabilités au sein de son administration, pour, de surcroît, des salaires défiant toute concurrence.

Placer ses amis. Caser ses oeufs donc. Et si possible dans le même panier. On peut gouverner de loin mais on n'administre bien que de près.

C'est peut-être la raison pour laquelle Sarah Palin
, sa fille de l'Alaska, s'est entourée de proches pour pouvoir, une fois élue gouverneur du plus grand Etat des Etats-Unis par la superficie, contrôler au mieux son administration et s'assurer d'une loyauté et d'une fidélité, très chères à son coeur, quasi-absolues.
Déjà, en tant que maire de Wasilla, fraîchement élue, elle avait congédié six directeurs départementaux.

Le "Troopergate" est lancé

Outre les révélations du New York Times, elle fait actuellement l'objet d'une enquête fédérale pour avoir renvoyé, le 11 juillet dernier, le chef de la sécurité publique de l'Alaska pour des raisons personnelles.
Cette affaire a déjà un nom: le "Troopergate" [de trooper, un agent de sécurité en anglais, L'homme en question, Walt Monegan, avait refusé de limoger un agent de police qui n'était autre que le beau-frère de Sarah Palin. Le mariage avec la soeur de la peut-être future vice-présidente des Etats-Unis battait de l'aile et le couple était alors engagé dans une délicate procédure de divorce. Todd Palin, mari de Sarah, et 12 autres proches ont été convoqués vendredi pour témoigner sous serment dans cette affaire devant le parlement de l'Etat.
La colistière de John McCain n'a pour l'heure fait d'autre commentaire que de rejeter ces accusations d'abus de pouvoir. Elle s'était pourtant engagée, dès l'ouverture de l'enquête, fin juillet, à coopérer pleinement. Mais voilà, elle n'était pas encore une vice-présidente potentielle à cette date. Depuis, sept hauts responsables de l'administration de l'Alaska et membres du cabinet de Sarah Palin ont refusé des entretiens avec les enquêteurs.

Sa première interview télévisée était très attendue. Son résultat est mitigé. Sarah Palin, la colistière de John McCain, a subi son premier grand oral pour la chaîne ABC, face à Charlie Gibson, célèbre journaliste de la chaîne.
Une épreuve de taille pour celle que ces détracteurs dénoncent comme inexpérimentée. Jusqu'ici, elle n'avait accordé d'interview qu'à un magazine people, où elle avait évoqué sa vie familiale, ce qui avait été mal vu, notamment par le camp démocrate. "Je suis prête." Tel est le message que la gouverneure de l'Alaska (depuis 2006) a voulu faire passer. Elle l'a affirmé en regardant droit dans les yeux le présentateur, l'air déterminé. Mais les observateurs disent déjà qu'elle était en réalité très stressée.
Il faut dire que l'intervieweur ne l'a pas ménagée. Tous les grands thèmes qui font l'actualité en matière de politique étrangère ont été passés en revue: la Russie, l'entrée de l'Ukraine et de la Géorgie dans l'Otan, le nucléaire iranien, le terrorisme... Dans tous les cas, Sarah Palin s'est positionnée du côté de la frange dure des républicains. De toutes les façons elle ne comprend rien à rien. Même le planning familial !

La doctrine de Bush? "dans quel sens?"

Elle a notamment jugé "inacceptable" que la Russie ait attaqué la Géorgie, "un petit pays démocratique, sans avoir été provoquée", et s'est dite favorable à "des sanctions économiques" contre Moscou, sur qui elle a appelé à "garder un oeil". Elle envisage même de faire entrer la Géorgie et l'Ukraine, dans l'Otan, ce qui permettrait aux Etats-Unis d'attaquer la Russie en cas d'agressions répétées. Mais "la guerre doit être le tout dernier recours", a-t-elle souligné. "Quand vous êtes membre de l'Otan, l'accord veut que si un autre pays membre est attaqué, il faut vous attendre d'être appelé à l'aide pour agir." Sarah Palin a par ailleurs dit envisager "toutes les options" possibles pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
Puis le moment de la première bourde est arrivé. Alors que Charlie Gibson lui demandait si elle partageait la doctrine de George W. Bush - politique mise en place au lendemain du 11-Septembre et qui consiste à ce que les Etats-Unis puissent attaquer un pays de manière préventive pour contrer toute menace terroriste potentielle, comme ils l'ont fait en Irak - Sarah Palin s'est montré... hésitante. "Dans quel sens?, a-t-elle demandé, apparemment gênée. Sa vision du monde?" Charles Gibson a alors précisé qu'il évoquait la politique d'"auto-défense anticipée", ce à quoi Sarah Palin a répliqué: "S'il y a une inquiétude légitime et suffisamment d'informations démontrant qu'une attaque contre les Etats-Unis est imminente, nous avons tout à fait le droit de défendre notre pays." Un épisode très commenté dans les médias américains ce vendredi...

Palin à l'épreuve de l'interview

La première interview de Sarah Palin, la colistière du candidat républicain à la Maison Blanche, John McCain, avait valeur de test pour cette nouvelle recrue. Questionnée sur tous les sujets chauds du moment en matière de politique étrangère, Sarah Palin s'est montrée déterminée mais nerveuse, selon les observateurs.

Elle a aussi commis sa première gaffe, au sujet de la "doctrine Bush".



Son fils Track en partance pour l'Irak

Autre faiblesse de la peut-être future vice-présidente des Etats-Unis, son manque d'expérience à l'étranger. Sarah Palin a dû reconnaître qu'elle n'avait que très peu voyagé en dehors des Etats-Unis, à savoir un peu au Canada, au Mexique, au Koweït et en Allemagne. Elle n'a en outre jamais rencontré de chefs d'Etat étrangers.
Sarah Palin était interviewée dans son fief, l'Alaska, où elle devait présider une cérémonie en l'honneur d'un contingent de soldats en partance pour l'Irak, dont fait partie son fils.

Si la colistière de McCain fait, depuis le 29 août - date de sa nomination - de son statut de mère de famille une force, ce dernier lui cause aussi quelques soucis. Après la polémique liée à la grossesse de sa fille mineure, elle a cette fois dû s'expliquer de la "mission divine" qu'elle a évoquée en parlant de celle de son fils en Irak. Elle a alors livré une explication quelque peu confuse, affirmant avoir voulu faire allusion à une phrase d'Abraham Lincoln: "Prions pour être du côté de Dieu"...












Sondage: Obama creuse l'écart

Selon un sondage Reuters/C-Span/Zogby publié dimanche,
Barack Obama devance John McCain
de six points
dans les intentions de vote en vue de l'élection présidentielle américaine
du 4 novembre (49% contre 43% pour le républicain John McCain),
soit deux points d'avance de plus que le sondage de samedi.
A trois semaines du scrutin,
le sénateur de l'Illinois creuse notamment l'écart (21%)
auprès des électeurs indépendants.
Il dispose en outre d'un solide avantage de 12 points auprès des femmes,
mais les deux candidats se partagent équitablement l'électorat masculin (45%).
Parmi les jeunes âgés de 18 à 29 ans,
Obama est crédité d'une avance de 20 points.
McCain mène en revanche de dix points dans l'électorat blanc
tandis que son rival est plébiscité à 92% par les noirs.


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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 14:19
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  • André
  • UNE VIE
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  • 01/01/2008
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  • Je considère que l'on ne s'enrichit que dans nos différences. L'injustice est le mot que je hais. L'amour est le terme que je préfère. Pour le reste, c'est ma vie...

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