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C’est l’histoire d’un président de droite qui s’ennuie, et qui, lors d’un dîner chez un copain publicitaire historiquement de gauche, rencontre sa nouvelle amoureuse de toute sa vie. Si Jacques Séguéla est parfait en VRP de la romance dégoulinante, un léger détail vient casser le tableau idyllique : les sondages d’opinion commandés par Nicolas sur sa nouvelle conquête.

« Nicolas, il était très seul. Ça l'a quand même touché tout ça (le divorce avec Cécilia Sarkozy par exemple). Il m'a dit : écoute, fais-moi un dîner de copains chez toi avec ta bande, je n'en peux plus d'être seul le soir à l'Elysée». Seul dans sa tour d’ivoire, abandonné par les siens, le roi Sarkozy est nu, seul et s’ennuie. C’est beau comme un roman à l’eau de rose de Barbara Cartland ! C’est dire si l’on atteint là les sommets de la littérature sans estomac et du marketing poussiéreux de grand-mère.
Séguéla, surnommé par ses contradicteurs « la lampe à bronzer élyséenne », en est donc réduit à jouer les entremetteurs de la France d’en haut qui s’ennuie. Mais comme il garde certains fondamentaux de son activité de toujours, le « fils de pub » ne peut s’empêcher d’assurer le service après-vente de ses moindres faits et gestes.

Julien Clerc empêché
Le dîner a donc lieu fin novembre « Moi, j'ai voulu lui faire un dîner de copains de gauche et donc j'ai voulu y inviter des gens qui fassent un peu réagir et bouger. J'ai pensé à Julien Clerc, qui n'a pas pu venir parce que ce jour-là il chantait, Carla Bruni, et puis deux autres couples », poursuit Jacques Séguéla. Evidemment, Séguéla ne dîne pas avec la boulangère d’en face (et Sarkozy, tout proche du peuple qu’il est, n’aurait quand même pas pu tomber amoureux de la boulangère d’en face de chez Séguéla), il dîne avec sa bande de copains « de gauche » qui bouge et le président de la République de droite. Des gens sacrément politisés, des vrais de vrais, qui n’allaient faire qu’une bouchée de Sarkozy : Jacques Séguéla tout bronzé donc, Julien Clerc, Carla Bruni et deux autres couples, sans doute encore plus engagés.

Donc, on le sait, Julien Clerc s’est fait excuser. C’est ballot ! Le groupe Trust aurait pu correspondre au casting de Séguéla, mais apparemment ils avaient aussi un empêchement. Par contre, les autres étaient là puisque Nicolas n’en pouvait plus d’être tout seul à l’Elysée et ça a dû remuer méchamment. Déjà que Nicolas n’est pas vraiment à l’aise dans les meetings politiques, ni dans les débats télévisés alors dans les dîners mondains de Séguéla avec une bande de gauchistes qui remue en face, il a dû avoir de sacrées pétoches.

Ensembles pour toujours…jusqu’à quand ?
En fait, non ! Le dîner s’est plutôt bien passé : « j'ai vécu en direct le coup de foudre présidentiel. Ils ne s'étaient jamais vus et je pense qu'ils ne se quitteront plus jamais». Evidemment, l’allégation est à prendre avec des pincettes et ne vaut que pour le futur très immédiat. Un peu comme si des socialistes historiques promettaient de ne jamais aller voir ce qu’il se passe dans le camp d’en face. Du Séguéla tout cru en somme, entre Bambi, Bisounours, Casimir et Eurodisney, le tout asséné avec l’assurance d’un mauvais slogan publicitaire.

La suite est un véritable conte de fées que raconte avec toujours autant d’émotion, au point d’y perdre son sens de la formule inégalé, le publicitaire : « Ils sont repartis ensemble, mais pas pour ce que l'on croit. Il l'a raccompagnée chez lui (sic) et je pense qu'il ne s'est rien passé parce que c'était deux heures du matin, et cinq minutes après, Carla m'a téléphoné. Elle m'a dit : ton copain, il est quand même curieux, je lui ai donné mon numéro de téléphone et il ne m'a pas rappelée ». Jacques Séguéla sourit : « Il venait de la quitter depuis cinq minutes ».
Le roi se comporte comme un prince. Jusqu’ici tout va bien.

Sarko passe Carla à la moulinette des sondages
Voilà donc pour le monde merveilleux de mon Séguéla, mon ex-associé. La suite est un poil moins poétique, n’est pas racontée par Séguéla mais elle devrait lui convenir car le pragmatisme et le marketing politique chers autant à Séguéla qu’à Sarkozy reprennent largement le dessus. Selon, le journaliste de l’Express Renaud Revel « le caractère spectaculaire de cette liaison et son retentissement médiatique semblent avoir dépassé l’Elysée. Tout comme Nicolas Sarkozy. C’est ainsi que, surpris par l’ampleur du tohu-bohu, frappé et décontenancé par les commentaires de la presse, dont certains au vitriol, le chef de l’Etat a fait réaliser, ces jours-ci, une série d’études et de sondages sur Carla Bruni - une enquête de voisinage, quel romantisme ! - Qu’il s’agisse de son image dans l’opinion et des conséquences de la liaison qu’il entretient avec celle-ci».
Pauvres de nous qui étions naïvement prêts à croire aux sentiments authentiques et désintéressés de notre président pour la Belle.


Désormais, la question s’impose de fait : Sarkozy a-t-il un cœur ? Il faut croire que non.

Notre président a bel et bien un institut de sondage, couplé à une agence de « com » à la place du cœur !

Apparemment, les sondages ont dit « banco » à Sarko puisque le couple tient toujours.

Et que dire de Séguéla qui pensait depuis toujours que le monde était aussi beau qu’une pub pour du shampoing revivifiant et qui va peut-être, sur le tard, découvrir la duplicité – à sa décharge, ça sonne comme publicité mais c’est pas pareil
, le cynisme, la méchanceté, la guerre, les dictateurs, les bébés phoques maltraités etc.


En son temps, Desproges se posait la question « Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l’une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait quand même un peu ; ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup ! ".

Rendons grâce à Desproges que j'adore et qui, à l’époque, laissait au moins à l’indigent le bénéfice du doute...


 

Je connais très bien, et avec tendresse, Jacques Séguéla.

Et je ne partage pas tous les avis critiques à son endroit.

 

 

C’était mon coup de gueule.

 

 

 


 

 


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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 10:37
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  • André
  • UNE VIE
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  • 01/01/2008
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  • Je considère que l'on ne s'enrichit que dans nos différences. L'injustice est le mot que je hais. L'amour est le terme que je préfère. Pour le reste, c'est ma vie...

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