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Les noms valsent pour remplacer Jean-Paul Cluzel, plus que jamais sur un siège éjectable à Radio France. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le patron attend une mise en examen, entre autres douceurs judiciaires.

« Il y en a tout le temps des affaires comme ça ». Le service communication de la Maison de la Radio a beau arrondir les angles, les effets de manche ne suffiront a priori pas à sauver Jean-Paul Cluzel. En effet, la juge d’instruction du tribunal de grande instance de Paris, Mme Zimmermann, a décidé de le convoquer pour une première comparution. Elle « envisage sa mise en examen » à l’issue de celle-ci le 25 mars prochain en sa qualité de «  personne pénalement responsable de Radio France ».


En cause : une affaire d’injures publiques entre salariés du Mouv’, la radio jeune et rock de la maison. Pendant un an, deux animateurs d’une émission dominicale avaient pour habitude d’insulter celui qui prenait l’antenne après eux. Personne au Mouv’ n’aurait stoppé les insultes dégradantes lancées en direct.

Pour solde de tout compte, les malotrus et l’insulté ont été remerciés, l’ancien responsable d’antenne, Vincent Vivien, « promu » à Belfort et l’ancien directeur, Stéphane Ramezi, a été nommé depuis directeur du pôle multimédia, l’un des pôles les plus importants du groupe.

« Il n’y avait pas de lézard à l’antenne. C’était un jeu », tempère joliment Christine Berbudeau, la Directrice générale adjointe chargée de la communication.


« Pour l’instant, le dossier est toujours en cours d’enquête. Je n’ai pas encore pris de décision sur le fond. J’ai demandé à la police judiciaire de diligenter une enquête préliminaire du point de vue technique. Si l’infraction est caractérisée, j’engagerais des poursuites pénales », confie le substitut du Procureur de Toulouse, M. Kern.

Une mauvaise gestion des ressources humaines

En effet, dans une lettre datée du 20 décembre, l’Inspectrice du Travail de Toulouse avait explicitement demandé la requalification des CDD en CDI au 2 janvier 2008 maximum, sous peine de se voir «  contrainte de relever par procès-verbal l’infraction à l’article L 122-1 du code du travail », soit une amende de 3 750 euros par animateur concerné (il y en a sept) et de probables dommages intérêts calculés sur la base des années d’ancienneté et de la fréquence des émissions animées. Le premier animateur à avoir gagné avait touché, en 2007, 75 000 euros de dommages intérêts et de prime de licenciement alors qu’il animait deux émissions hebdomadaires pendant 6 ans. Si ces affaires aboutissent, l’enveloppe sera salée pour Radio France, « un service public censé montrer l’exemple ».




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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 12:29
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