Partager l'article ! Alain de Pouzilhac, Christine Ockrent et le Million: Droits réservés © La voix et l’image de la France dans le monde ...
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La voix et l’image de la France dans le monde
n’ont pas de prix.
Les patrons de l’audiovisuel extérieur français,
France Monde pour les non initiés, ont le leur :
un million d’euros pour Alain de Pouzilhac
et Christine Ockrent.
La refonte de l’audiovisuel extérieur français, si subtilement baptisée AEF, n’inquiète pas que les salariés de RFI, France 24 ou TV5 et autres. Elle fait aussi grimper aux rideaux la très institutionnelle et d’habitude peu expressive Direction de développement des médias (DDM). Non que l’office gouvernemental s’inquiétât de la ligne éditoriale du futur ensemble ou du sort des salariés éjectés. La DDM est tout simplement tombée sur la fiche de paie de l’hydre à deux têtes de l’ensemble, la directrice générale Christine Ockrent et le président Alain de Pouzilhac : un million d’euros brut annuel avec les charges sociales pour les deux compères. Bon, dit comme ça, cela paraît gros.
Cela ne représente après tout qu’un salaire mensuel de 40 000 euros pour chacun d’eux. Mais le chiffre est toujours trop imposant pour ces gagne-petits fonctionnaires de la Direction de développement des médias, officine dépendant de Matignon, qui ont découvert le pot aux roses. Et ont été un peu éblouis. Diable ! Ignorent-ils que la voix et l’image de la France ont un prix ?
Dans l’administration qui gère désormais l’Audiovisuel extérieur de la France – Matignon et le ministère de la Culture, puisque le Quai d’Orsay se méfie du dossier et a oublié sa tutelle un soir au fond des bois sans témoins pour éviter le conflit d’intérêt entre Madame et Monsieur Kouchner/Ockrent – les petites mains ont été saisies du syndrome de la feuille d’impôt de Chaban. Et se sont mis à fuiter grave, les malheureux.
Initialement, décrivent doctement ces égarés de la fonction publique, la Reine Christine avait réclamé 60 000 euros mensuels nets pour consentir à diriger l’éditorial du nouveau pôle de l’Audiovisuel extérieur de la France. Un bel effort. Pour 40 émissions annuelles de trois minutes sur France 24, dame Ockrent avait joliment négocié une obole de 120 000 euros nets. La prise de fonction dirigeante l’aura ainsi responsabilisée…
Publicitaire éjecté d’Havas par les soins de l’ami Yachtman du président Sarkozy, Vincent Bolloré, Alain de Pouzilhac ne pouvait pas faire moins. L’inventeur du slogan « un constructeur sort ses griffes », s’est gentiment ajusté sur les louables efforts budgétaires de la femme du ministre des Affaires étrangères.
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