La solitude fait partie de la nature humaine.





Mais, dans notre société aliénante,

la solitude des individus s'en trouve décuplée.


Notre Grand tourment dans l’existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu’à fuir cette solitude


Dans des dictionnaires linguistiques, son trouve plusieurs définitions et quelques synonymes pour le mot "solitude". Selon Larousse, c'est "'état d'une personne seule" Dans Le Petit Robert, on trouve aussi que la solitude correspond à "'état d'abandon, de séparation, dans lequel se sent l'être humain, en face des consciences humaines ou de la société".

Néanmoins, la signification de ce mot, dans la plupart des livres et des encyclopédies scientifiques, dépasse les conditions d'existence matérielle de l'individu. Elle prend, en fait, une dimension sociale compliquée et un aspect psychologique alambiqué.

 


La solitude est aussi une maladie : La solitude est un sentiment subjectif éprouvé par quelqu'un qui se sent seul et qui le vit comme un manque, une absence douloureuse de liens. Ce sentiment ne découle pas simplement et uniquement d'un isolement réel et objectif, car il peut aussi être éprouvé en présence d'un réseau relationnel important. Nous sommes tous seuls à des degrés différents.

Cette solitude sera associée au plaisir ou à la souffrance selon le sens qu'on lui donne, selon nos attentes ainsi que selon la richesse des liens que nous établissons avec les gens y compris avec sa compagne que l’on aime intensément. La solitude, pour d'autres, c'est l'indépendance et la liberté. Mais, dans tous les cas, toutes les tendances pour définir cet « état d'esprit » font la distinction entre isolement et solitude.La première décrit une manière d'être physiquement, l'autre indique un état psychologique et affectif. Par conséquent, on peut être parmi des milliers de gens, mais non pas avec eux. Évidemment, la suite des descriptions concernant l'état de solitude peut être longue et variée.

D'abord, la solitude, pour une grande majorité d'entre eux, est une spirale d'idées noires et un « risque pour la santé et elle accroît les risques de dépression et le risque suicidaire ». Et les statistiques sont formelles. Le suicide, en tout cas, « est l'une des dix causes les plus fréquentes de décès chez les personnes âgées.


"Vivre seul ne signifie pas souffrir de la solitude.
C'est plutôt un choix risqué".


Les socio-psychologues, en général, s'accordent pour affirmer que la solitude n'est pas un "choix" naturel. Il arrive que certaines personnes fassent le choix de la solitude par désillusion ou par dépit face aux relations qu'elles ont connues avec d'autres personnes, parfois même par pure misanthropie. D'autres restent seules par un idéal excessif de la relation qu'elles souhaitent vivre avec l'autre.

De plus en plus nombreuses aussi sont les personnes qui portent d'énormes exigences sur elles-mêmes, en cherchant à se dépasser, à s'élever davantage, à se développer à tout prix. Avec le temps, ces personnes se fatiguent d'elles-mêmes, perdant du même coup leur amour-propre dans la tristesse et la mélancolie.

 

Car l'être humain, biologiquement et émotionnellement, n'est pas fait pour vivre isolé.La sensation de la vie et l'existence spirituelle sont, normalement, constituées d'une rencontre avec les autres et dépendent de l'entourage humain et relationnel. Les besoins humains essentiels, émotionnels et mentaux, et les fonctions corporelles qui en découlent, ne sont réalisables et susceptibles d'évolution qu'avec la présence d'autrui. L'homme, au départ, vit dans une société pour qu'il puisse se rencontrer avec les autres, et pour qu'il partage avec son condisciple les expériences, les savoirs et les émotions. Il est évident que certains préfèrent la solitude et l'isolement à la suite d'une épreuve personnelle pénible. Mais, on parle dans ce cas de l'exception. La solitude, dans toute sa dureté et son pendant de tristesse, apparaît tout à la fois comme un besoin et un manque de partage au sein d'un contexte social.

Sans chercher à en définir les racines, nombreuses et variées, la solitude se base alors sur trois variables : l'isolement, le besoin d'intercommunications et la souffrance due au manque de conditions physiques, spirituelles ou les deux à la fois qui tendent à l'exclusion. 

 

Les facteurs de solitude dans les sociétés modernes, industrialisées et individualisées, sont nombreux et divers. Les activités économiques, dominantes dans beaucoup d'aspects de la vie sociale, en valorisant la jeunesse et la productivité, ne laissent plus qu'un rôle minime sur la scène sociale pour les personnes dépassant la soixantaine et défavorisées quant à l'option de la nécessité » économique.Les valeurs « absolues » de la productivité éloignent les gens inadaptés (âgés, malades ou autres) du marché du travail et les privent ainsi d'un réseau de contacts sociaux habituels et importants.

D'un autre côté, la tendance - qui a pris naissance et forme avec la révolution industrielle - à investir dans les services publics et sociaux a abouti, avec le temps, à faire émerger des entreprises qui remplacent ou prétendent remplacer le facteur de solidarité humaine. On n'a plus besoin de quelqu'un pour faire quelque chose car tout le monde a besoin d'argent !
Plus la sphère privée s'élargit, plus la marge de communication entre les gens est étroite, mais également la casserole à partager.

 

 

 

 

 

 

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Faut-il rappeler la phrase de Victor Hugo ?
"L'enfer est tout entier dans ce mot : SOLITUDE."

 

 






 


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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 17:17
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  • André
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