Sarko_Economist.jpg Désormais, il n’a pas que la France, c'est toute l'Europe qui ne supporte plus le président français, qui semble, au fil du temps, perdre un certain sens commun et s'inventer un monde qui a peu de rapport avec la réalité... Dans Libération, Alain Duhamel s'interroge : "le chef de l'État cristallise contre lui une véritable haine personnelle qui submerge Internet, inonde la presse quasi tout entière, s’épanouit dans les débats à la radio et à la télévision, inspire livre après livre (.) Nicolas Sarkozy est devenu l’homme le plus détesté de France, le président le plus honni de la Ve République. La question qui se pose est évidemment de savoir quels sont les facteurs qui ont déclenché cet ostracisme spécifique." Et de répondre : "En hystérisant la vie politique, en clivant toujours davantage la société, en déchaînant la foudre et les orages, il s’ampute lui-même du prestige présidentiel. L’hyper président se dé-présidentialise, contradiction burlesque.  

Une europhobie très "calculée"  

 

Sarkozy-et-bruni.jpg... Le chef de l'État s'est félicité... de sa croisade sécuritaire contre les Roms et de son offensive contre la commissaire européenne: « Tout cela est très réfléchi, très calculé, a-t-il plastronné. On m'a montré un tas d'études... prouvant par A plus B que si le Front national est au-dessus de 12 % au premier tour, automatiquement, je ne peux pas remporter la présidentielle. Or mon discours de Grenoble a permis de récupérer une partie de l'électorat populaire. » Même analyse ou presque à propos de sa bagarre avec Barroso et de sa mise en cause de la commissaire européenne : « Attaquer la Commission européenne, ne pas plier devant elle, ça passe bien. Parce que le mec de base à droite, il ne supporte pas que la Commission donne des leçons à la France. »    Conclusion du grand tacticien: « J'ai tout en tête. Mon calendrier, ma stratégie. Je veux cliver. A fond. Pour l'instant, vous n'avez encore rien vu. » Au secours!  (Le Canard Enchainé)

Ça va finir. Il y a des évidences qui « assassinent » ! 

... Tout cela commence à faire beaucoup. Beaucoup trop. Nous revient en mémoire un petit ouvrage - prémonitoire - de François Léotard, un homme qui connaît bien le chef de l'État. Son titre : « Ça va mal finir » (Grasset, 2008). Voici ce qu'écrivait cet ancien ministre de la défense : « Sarkozy ne parle pas de la police. Il est la police. Il est l'ordre. L'ordre seulement, mais l'ordre complètement (...). Il semble que notre président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme. Si l'on rend la justice Place Beauvau, ce sera plus rapide. Et surtout plus près de l'Elysée... » 

François Léotard ajoutait à l'adresse de son ancien ami : « Je te le dis parce que nous avons grandi ensemble (...). J'aurais aimé qu'à côté de Guy Môquet tu cites Aragon, celui de L'Affiche rouge. Parce qu'il parle de Manouchian et que le poème d'Aragon est lové dans l'écriture de la dernière lettre du futur fusillé. Pourquoi dis-je cela ? Parce que ces étrangers "mais nos frères pourtant" ont davantage honoré la France que ces « bons Français » qui tranquillement la salissaient à Vichy. Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l'avons fait. Parce qu'ils portaient « des noms difficiles à prononcer », parce qu'ils considéraient que peut-être dans le mot France il y avait un désir de droit et - qui sait - une résistance cachée." Franck Nouchi 

 

 

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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 07:28
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