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Les scientifiques sont désormais capables d’entrer en contact avec des personnes qui ne peuvent absolument pas bouger ni parler.
Deux équipes médicales, l’une britannique et l’autre belge, ont permis à un homme considéré comme étant dans un état végétatif depuis cinq ans de répondre par oui ou par non, par la pensée.
En 2003, cet individu de 29 ans avait survécu à un grave accident de la route. Depuis, il ne pouvait ni bouger ni parler. Il ainsi été déclaré en état végétatif.
C’était avant que des chercheurs utilisent une technique particulière d’imagerie par résonance magnétique. Cette technique a permis de mettre en évidence une activité cérébrale chez le patient qui s’est montré capable de répondre correctement à des questions, par oui ou par non, en modulant ses pensées.
Pas moins de 23 autres patients diagnostiqués comme étant dans un état végétatif ont participé à cette étude réalisée sur trois ans et dont les résultats sont publiés dans New England Journal of Medicine.
La nouvelle technique a permis de déceler des signes de conscience chez quatre d’entre eux.
« Ce scanneur n’a pas seulement confirmé que le patient n’était pas en état végétatif, mais pour la première fois en cinq ans, il a permis à ce patient de communiquer ses pensées avec le monde extérieur. » — Dr Martin Monti, Université de Cambridge
Cette percée aidera le personnel soignant à mieux comprendre les besoins de ces personnes qui pourront exprimer ce qu’elles ressentent.
Les auteurs des travaux, issus de l’Université Cambridge et de l’Université de Liège, tiennent à préciser que ces résultats ne veulent pas dire que tous les
patients en état végétatif sont conscients.
Grâce à l’imagerie par résonance magnétique, des chercheurs ont réussi à communiquer avec un patient en état végétatif depuis cinq ans. Le jeune homme a pu répondre
par oui ou par non à des questions simples, expliquent des chercheurs dans la revue scientifique New England Journal of Medicine.

Ces résultats troublants obtenus par l’équipe d’Adrian Owen (University of Cambridge, GB) et de Steven Laureys (Université de Liège, Belgique) consolident leurs travaux précédents. En 2006 ils montraient qu’une femme en état végétatif avait une activité cérébrale similaire à une personne consciente et en bonne santé lorsqu’on lui demandait de s’imaginer jouant au tennis ou se promenant dans sa maison.
J’ai une activité cérébrale donc je suis ?
Communiquer de cette façon, en utilisant un code, suggère que le patient est conscient, du moins qu’il possède une certaine forme de conscience. La définition de ce
terme est complexe et très débattue. L’observation d’une activité cérébrale ne suffit pas à conclure à un état de conscience.
Cependant, plus les recherches sur les états de conscience avancent, plus le registre binaire conscient/inconscient parait limité. «Un nouveau vocabulaire décrivant la perte de la conscience sera
nécessaire pour remplacer le registre simpliste aujourd’hui utilisé» commente le Dr Allan Ropper, neurologue (Boston, E-U), dans un éditorial publié par le NEJM.
Adrian Owen et Steven Laureys soulignent que leurs travaux ne permettent pas encore une utilisation pour le diagnostic clinique. Ils vont poursuivre leurs investigations et tenter de concevoir un
outil plus simple, l’IRM n’étant pas à disposition partout et demandant un long travail d’interprétation.
Pouvoir communiquer avec des patients en état de conscience altérée poserait à terme des questions éthiques complexes. La technique pourrait être utilisée pour leur demander de dire s’ils
ressentent la douleur, ou même s’ils veulent continuer à vivre. Pour l’instant rien ne dit que la capacité de répondre d’un patient en état de conscience minimale lui permet de résoudre un
problème aussi difficile. Pour l'instant....!
bises