Partager l'article ! Confiance et amour, les "mamelles" du bonheur: Il ne faut pas croire que la confiance en soi constitue un prérequis essentiel pour ê ...
Il ne faut pas croire que la confiance en soi constitue un prérequis essentiel pour être aimé ou pour avoir la conviction d’être aimable.
La confiance en soi est en effet une question de capacité et de performance alors que la conviction d’être aimable ou non concerne notre être, notre nature fondamentale.
La confiance en soi est le résultat de l’expérience accumulée dans
un domaine particulier. Elle est une conclusion réaliste qui fait suite à des succès accumulés.
La conviction d’être aimable est aussi le résultat de l’expérience accumulée, mais elle a peu à voir avec ce qu’on a fait. Elle résulte plutôt du fait qu’on a été aimé par des personnes
auxquelles on accordait une grande importance. Normalement, les réactions “instinctives” des parents envers leurs jeunes enfants peuvent procurer cet amour nécessaire au développement d’une telle
image de soi. Mais en fait c’est rarement aussi simple parce que les parents n’ont pas toujours la maturité ou la sérénité nécessaires, parce qu’ils n’ont pas souvent toute la disponibilité qu’il
faudrait et parce qu’ils doivent faire face aux problèmes de leur propre vie adulte au moment où leur enfant a besoin de recevoir leur amour.
C’est ce qui fait que la plupart des adultes ont besoin de faire eux-mêmes un travail important à propos de leur sentiment d’être aimable, de leur capacité de se laisser aimer et de leur capacité
d’aimer.
Grâce au
transfert qui nous amène à revisiter les volets principaux de notre développement psychique, nous avons tous la possibilité d’y travailler avec des moyens d’adultes et de résoudre les problèmes
que notre développement avait laissés en suspens. Le dernier livre de Michelle Larivey traite de cette question de façon approfondie.
En conclusion, il est vrai que le fait d’avoir été aimé par une figure parentale bienveillante contribue dans une large mesure à créer chez une personne la conviction qu’elle est aimable. Cependant, cette conviction est habituellement moins pure et moins solide qu’on le voudrait. Chacun doit compléter le travail à partir de ses propres besoins et à travers ses propres actions créatrices d’expériences nouvelles. Le mécanisme du transfert nous propose sans cesse des occasions d’éprouver nos besoins et l’expression vraiment assumée nous fournit le moyen fondamental pour y parvenir.
Joli thème ... ça vient en complément de l'article que j'ai nommé "pardonner à ses parents", où j'ai recopié un texte de Maryse Vaillant.
Bien, bien.
Cela me fait penser aussi à la résilience : processus par lequel les traumas passés ... doivent être digérés et surpassés ...
@ bientôt
Il y a des mots clés fondamentaux.., André