Partager l'article ! Est-il donc finalement impossible de s’intégrer à la France de manière REGULIERE ?: Voilà ci-dessous le témoignage d’une personne qui m ...
Voilà ci-dessous le témoignage d’une personne qui m’est chère mais qui n’est pas née en France tout en y vivant
depuis de très nombreuses années, en ayant un travail certes modeste mais ce n’est pas le plus important, en s’acquittant des impôts à payer régulièrement, en y travaillant, en gardant sa dignité
de citoyen et la qualité de son intégration…
Une peur typique d'immigré.
Je ne peux m’empêcher de penser à un vrai « barbare » DSK – lequel par ailleurs est un exceptionnel économiste
international hors pair, cet immigré, que personne n'a reconnu comme tel, à New-York et au moins à son réel « mépris des femmes »; mais il était riche, puissant et blanc et directeur d'un organisme imposant les plans d'ajustement structurel (PAS), l'endettement, la privatisation des biens communs, la faim et la
souffrance dans le monde...
Mythe de l'identité nationale, construction moderne, mais irriguée de mille fantasmes et aux effets très réels, « La terre, le sang et les morts sont ce trio
mythique qui hante encre les nationalistes de tous poils ».
Être né par hasard, en un endroit, donnerait des droits extra-ordinaires par rapport à celles/ceux nés ailleurs !
Mieux encore, être né sur le « sol national » mais de parents nés ailleurs, conférerait un manteau de doute permanent sur son « être national » !
Il y aurait donc des français exogènes » ?
La nationalité se mériterait par assimilation, non pas une fois par acte, mais assimilation en permanence, à renouveler, à prouver, à justifier. D'ailleurs assimilation à quoi, à qui ?
L’État français n'aime pas la binationalité, source de « loyauté » multiple, et plus exactement
de « déloyauté » permanente.
Dans la pochette surprise de l'assimilation, de la nationalité, une seule « loyauté », sauf bien entendu pour les possédants et leurs paradis
fiscaux, les ex-nobles et leur sang bleu inassimilable à celui des communs, etc.
Une identité, un pays, un drapeau et une armée. Ah oui, j’oubliais : des conquêtes territoriales et coloniales, et le regret éternel dans avoir été chassé par d'autres, à la nationalité moins mythique, moins historique, secondaire, voire inventée !
Un pays, un drapeau, une famille, une couleur sans couleur, un sexe, un couple forcément hétérosexuel, une église forcément catholique, etc.
Donc la nation, mise en frontières et celles et ceux qui viennent d'ailleurs : les immigrés. Leurs enfants, nés sur le sol
français, seront aussi des immigrés, par la magie d'une force « essentielle » (francité d'origine contrôlée, souche tricolore, destinée non partageable, marqueurs exclusifs, identité
homogène).
Mais à l’intérieur des
frontières, elles et ils deviennent des ennemis de l'intérieur, une menace permanente pour la sécurité !
Les voleurs en col blanc, les patrons voyous, les exploiteurs en toute légalité, les évadés fiscaux, les vendeurs d'armes, les soutiens aux dictateurs, les armées envahissantes, les capitaux transfrontaliers, les délocalisateurs, les proxénètes des traites humaines, les voyageurs sexuels, les négationistes des crimes coloniaux, les violeurs, les violences quotidiennes dans la famille, (chacun pourra ajouter une pierre à cette liste toujours incomplète), etc..., sans être une menace pour la sécurité intérieure !
Je reviens au texte : « tant qu'une politique claire ne sera pas conduite, visant à ce que la société dans son ensemble
intègre sans réserve et sans conditions les descendants des immigrés, qu'elle les considère et les traites simplement comme des égaux... »
Oui, sans réserve et sans conditions.
Être intégré permet de garder son intégrité, s'assimiler c'est perdre un peu/beaucoup de soi, de son histoire, de ses liens, des ses cultures, de ses identités plurielles.
Et puis, est-ce une avancée (vers où ?) de s'assimiler à une « Nation qui s'habitue à son mal de vivre à coup d’anxiolytiques, d'antidépresseurs, de somnifères, battant tous les records en la matière » !
Ah, j'allais oublier l'universalisme, cette drogue dure de la mythologie française.
« L'universalisme comme le mérite d'ailleurs, ne sert qu'à ceux qui en ont les moyens d'en profiter, pas autres ».
Et pour finir, mécréant, né par hasard sur ce territoire, je pense comme Esther Benbassa, qu'a minima l'Aîd el-Kebir et Kippour devraient être jours fériés dans toutes les écoles, et tant pis si cela ne plaît pas aux grenouilles de bénitiers et aux laïcs.
Par ailleurs, malgré une approche plus que sympathique, je pense que l'on sous-estime le caractère systémique de la racialisation.
Lorsque des groupes sont racialisés, cela induit une universalisation du « neutre » des autres. Ainsi, des femmes et
des hommes sont déclarés de couleur, universalisant le « neutre » de la couleur blanche, acceptée de fait comme la référence non questionnée. Comme le dit si bien, Rokhaya Diallo :
« La plupart des Blancs ne se perçoivent pas comme blancs » et « La plupart du temps, être blanc, c'est se payer le luxe de ne pas avoir à y penser ». On pourrais élargir le
propos aux croyants et/ou pratiquants jugés à l'aune d'un athéisme, nullement neutre ni naturel, mais socialement construit comme les croyances; la plupart des catho-laïcs ne se perçoit pas comme
catholiques et trouvent « naturelles » l'omniprésence des églises, vides la plupart du temps, alors que les musulmans ne disposent pas de lieux de culte suffisamment nombreux, ou les
fêtes chrétiennes fériées marquant le calendrier de la laïque république.
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