Partager l'article ! L'identité nationale, Sarkozy, Raffarin, Chirac, Guaino, comme le film "vincent, françois et les autres"....: La rhétorique sarkozyste autour de ...
L’expression “identité nationale” a été importée en France par le Front national dans les années 1980, remplaçant la formule “idée nationale”, explique Régis
Meyran, docteur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).
“Il me semble évident qu’il puise en grande partie dans le registre de l’extrême droite et que c’est calculé”, ajoute l’historien, auteur cette année d’un livre sur la question.
“J’imagine qu’il y a derrière ses discours sur ce thème la patte de son conseiller spécial Henri Guaino, qui choisit des formules qui frappent l’imaginaire français. Ce sont des phrases
choisies, pas neutres”, estime Régis Meyran.
“Il faut éviter l’anachronisme, mais il y a une rhétorique chez Nicolas Sarkozy soit inspirée d’une certaine nostalgie coloniale, soit qui fait référence à une vision fermée de l’identité qui
renvoie au nationalisme, parfois sous les formes extrêmes”, résume Régis Meyran.
Excellent. Champ lexical : “rhétorique, nostalgie, coloniale, vision fermée, identité, nationalisme, extrêmes”.
Et le langage bien faux cul : il faut éviter de dire qu’il est une résurgence du colonialisme même s’il est avéré qu’il est une résurgence du colonialisme.
“Toujours se référer à des symboles passés, c’est un peu ambigu. Il y a le danger de percevoir tout ce qui est étranger à cette tradition comme une menace”, estime l’historien.
Des deux discours sur la nation développés dans les années 1980, l’un tenu par l’extrême droite, l’autre portant les valeurs du métissage, Nicolas Sarkozy aurait choisi le premier.
“Ça laisse quand même supposer que les autres ne sont pas comme nous, que ça doit se mériter d’être Français.”
“L’idée que ça se mérite est défendue par le démographe Jacques Dupâquier, proche de l’extrême droite”, rappelle Régis Meyran en référence à ce membre du Club de l’Horloge, un groupe de réflexion rassemblant des penseurs de droite, qui est “pour une sélection des étrangers les plus méritants”.
Lundi, lors de
la présentation de son plan de soutien à l’agriculture, Nicolas Sarkozy a fait le lien entre la nation et la terre qui “fait partie de cette identité nationale”.
Régis Meyran y voit un retour à des thèmes chers au régime de Vichy entre 1940 et 1945, pour qui “la terre ne ment pas”.
“C’est un thème qui traverse une certaine droite et trouve son paroxysme au moment de Vichy”, dit-il.
La référence à la terre se retrouve aussi dans l’oeuvre de l’écrivain et homme politique Maurice Barrès, à la fin du XIXe siècle. Il fait l’apologie de “La terre et les morts”, fondements selon
lui de la conscience nationale.
Pendant la campagne de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy s'était éloigné de l'esprit "rassembleur" du début de sa campagne pour adopter un ton plus offensif sur des thèmes classiquement de droite comme l'immigration, la sécurité ou "l'identité nationale". Selon l'un de ses proches, le candidat de l'UMP a invité les affidés de son comité politique à "ne pas se laisser intoxiquer par le politiquement correct et le petit cercle médiatico-politique parisien." "Les Français n'adhèrent pas à ce discours aseptisé, il faut parler au pays", a estimé en substance Nicolas Sarkozy, pour qui la France penche aujourd'hui plus à droite qu'il y a cinq ans.
"L'autorité" affichée
Le soir-même cette ancienne journée, dans la banlieue de Lorient, fief électoral de la gauche, il lançait devant plusieurs milliers de personnes une nouvelle diatribe contre les "fraudeurs", les
"tricheurs", les "voyous", "l'assistanat" et le "gaspillage de l'argent public". Face à un public breton acquis à la cause des marins, il a en revanche proclamé la légitimité du désespoir la "colère" des pêcheurs
"qui ne veulent pas mourir", bien que leur violence puisse parfois aussi être destructrice. Llors d'une conférence de presse sur son programme, il s'était présenté en
défenseur d'une France "exaspérée (...) par la contestation de l'identité nationale, par une immigration non-maîtrisée, par la fraude, par les gaspillages."
Lors de son discours d'investiture devant le congrès de l'UMP, Nicolas Sarkozy avait déclaré
vouloir être "le président d'une France réunie" et revendiqué sa liberté de candidat pour
rassembler les Français au-delà de son camp. Après s'être posé en candidat de la "rupture", puis de la "rupture tranquille", il s'était ensuite présenté en candidat "hors système", avait centré
sa campagne sur le thème du travail et du pouvoir d'achat, loué le "beau mot de travailleur" et la culture ouvrière, multiplié les citations de figures historiques de la gauche (Jaurès, Blum,
etc.), promis "l'ouverture"...
Depuis, l'homme qui veut "décomplexer la droite" et "ramener dans le camp républicain" les électeurs du Front national a cependant sensiblement changé de tonalité. Le 23 février à Perpignan, il se présente ainsi en champion de l'"autorité" sous toutes ses formes. Puis il propose un "Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale". Cela indispose l'un de ses soutiens les plus symboliques, l'ancienne ministre centriste Simone Veil ? Qu'importe : de discours en discours, il persiste et signe et dénonce au passage "l'hystérie" des réactions de la gauche et de Ségolène Royal à l'égard desquelles il durcit le ton.
Il s'appuie sur la polémique déclenchée par les actes de vandalisme du 27 mars à la gare du Nord, à Paris, pour replacer les questions de sécurité au centre de sa campagne et
dénoncer "la faillite morale d'une certaine gauche". "Il fallait réactiver le clivage droite-gauche pour montrer les insuffisances de Mme Royal et démontrer qu'il n'y a pas de place dans la vie
politique française pour un schéma comme celui que propose François Bayrou", explique le député UMP Dominique Paillé, proche de Nicolas Sarkozy.
"Il avait orienté sa campagne vers des thèmes qui marquent la différence entre la gauche et la droite", confirme un autre de ses conseillers. On connait la suite. Derrière ces explications tactiques, il a eu la conviction que le premier tour, se jouerait à droite, comme l'attestera l'attention portée par son équipe à l'évolution des sondages sur le candidat du FN, Jean-Marie Le Pen... et l'élection de Nicolas. Dont acte.
"Nicolas Sarkozy doit rester sur son cap, aujourd'hui, d'électorat de droite et de centre-droit. C'est là où il a des
chances d'être au premier tour", avait déclaré à la presse,...et à l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, très lié à Jacques Chirac, l'un des chefs de file (suiviez mon regard -
"Clearsytream") pour modifier considérablement la Loi .
Et la France et les français d'en bas attendent...
attendent...
attendent...
attendent...
un miracle ?
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