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Un an après sa mise en vente, le « Paquebot », nom de l’ancien siège historique du Front National situé à
Saint-Cloud, reste toujours invendu.
« Ce n’est pas comme le Titanic qui avait coulé en quelques heures à cause d’un juif errant sur les océans qu’on appelait "Iceberg", notre paquebot à nous flotte toujours ! » ironise le
président du parti d’extrême-droite qui nous présente ses anciens locaux.
Toujours le sourire aux lèvres et l’œil plein de malice, le vieux leader tient à nous sensibiliser à ce lieu encore plein de haine : « Je ne suis pas quelqu’un de nostalgique, mais cet
endroit est chargé d’histoire ! Savez-vous que nous sommes à peine à quelques centaines de mètres de là où se trouvait jadis le Vélodrome d’Hiver ? Regardez bien le sol, on peut encore y
reconnaître certaines marques de bottes, et là, au fond du couloir, la salle des interrogatoires …».
Soudain, Jean-Marie Le Pen se met à chantonner : « À leur façon de regarder nos bottes, on voyait bien qu’ils
avaient peur de nous. Ils comprenaient qu’ont n’étaient pas des potes en recevant tout un torrent de coups.
C’était bien, c’était chouette … on leur faisait leur fête …».
Aujourd’hui, et ce à cause du résultat calamiteux des législatives de 2007 inférieur à 5%, donc privant la plupart de ses candidats du remboursement des frais de campagne et supprimant 60% de
sa subvention publique, le FN est endetté à hauteur de 9 millions d’euros. Il doit vendre.
Mais, peut-être à cause de la baisse du prix de l’immobilier, de la crise financière ou du prix élevé demandé pour cet édifice, le nombre d’acheteurs se fait rare.
Le Pen a, pour sa part, une autre explication : celle du fameux complot du 11 septembre. « Vous comprenez, je ne dis pas que les tours jumelles n’ont pas existé, c’est un domaine que je n’ai
pas étudié. Je constate seulement que ceux qui ont organisé ce complot détestent les immeubles.» explique-t-il.
Regardant par l’un des hublots de son paquebot la mer si calme tout autour de lui, Jean-Marie Le Pen ne peut s’empêcher de laisser s’échapper de ses lèvres ces quelques mots que tous ceux et
toutes celles qui l’ont côtoyé se sont déjà posé bien avant lui : « Mais pourquoi tant de haine ? … ».
Et quoi encore ! Manquerait plus que ça !!!
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