Partager l'article ! Le quotidien belge « Le Soir » s’oppose au CSA qui sanctionnera toute information avant 20 heures: Ce dimanche, Le Soir publiera les premièr ...
Ce dimanche, Le Soir publiera les premières estimations dès qu'elles seront à notre disposition, en fin d'après-midi. Deux heures plus tard, dès la fermeture des derniers bureaux de vote, les médias français enchaîneront, tenus par la loi électorale française de ne diffuser aucune information avant 20 heures.
Un embargo ?
A l'instar d'autres médias belges ou suisses, Le Soir est déterminé à donner dès que possible le résultat du duel Hollande-Sarkozy. « Ce serait un non-sens journalistique de ne pas donner des informations disponibles à notre public prioritaire, le lecteur belge francophone, qui se passionne pour les élections françaises », fait valoir Jurek Kuczkiewicz, rédacteur en chef adjoint.
Durant ce week-end, « lesoir.be » vous donne aussi un aperçu de l'info « deux heures plus tard ».
Il sera 18h30... Facebook et Twitter donneront probablement le résultat du scrutin
Cela à
cette heure-ci que les réseaux sociaux seront déjà inondés d'informations.
Les textes officiels interdisant la publication de sondages la veille ou le jour du scrutin, punissent jusqu'à 75.000 euros d'amende, une personne qui aurait diffusé de tels sondages...
Y compris via Facebook ou Tweeter.
Toute la France, dans un suspens haletant, est devant les écrans de télé pour connaître les deux candidats arrivés en tête et qui auront donc accès au deuxième tour.
Toute la France, pas vraiment... Seuls, les Français victimes de la fameuse fracture numérique devront attendre 20 heures pour être informés. Tous les autres, via Internet ou les réseaux sociaux, tels Facebook ou Twitter connaîtront déjà les résultats... Et peut-être même les auront-ils « retwitté » à leurs relations....Commettant ainsi un délit pénal punissable de 75.000 euros !
L'impossible interdiction de diffuser les résultats de sondages
En effet, selon les « deux gendarmes » (la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle et la Commission des sondages) "La loi interdit toute forme de publication, de diffusion, de commentaire de ces sondages et estimations, quel que soit le mode de communication utilisé.
Sont notamment visées par cette interdiction toutes les diffusions par voie de presse, en particulier radiophonique et audiovisuelle, sur Internet (sites et blogs) ainsi que sur les réseaux sociaux.
La violation de cette interdiction est punie, en vertu de l'article 12 de la loi du 17 juillet 1977 et de l'article L. 90-1 du code électoral, d'une peine de 75.000 euros d'amende".
Ainsi, un twit ou un fan de Facebook - plusieurs millions de personnes tout de même - est susceptible d'être pénalement poursuivi s'il diffuse les résultats d'un sondage réalisé par un journal suisse ou belge...
Encore faudrait-il qu'il soit repéré, alors que le flux de messages sur les résultats du premier tour (d'après sondage de sortie des urnes) des élections risque d'atteindre des records à compter de 18 heures ! Ou l'on voit que des textes officiels du XXe siècle ne résistent pas aux technologies du XXIe !
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