Partager l'article ! Les caresses d'un couple amoureux...: Sources : Le traité des caresses, Dr Gérard Leleu, ed. J'ai lu, 1998 Comment le rendre ...
Sources :
Le traité des caresses, Dr Gérard Leleu, ed. J'ai lu, 1998
Comment le rendre fou de vous, Dr Gérard Leleu, ed. Leduc.S, 2007
Le guide de l'entente sexuelle, Dr Miriam Stoppard, ed. Hachette Pratique, 1991
Les Français et le sexe, Ipsos, 2005
Les Français et la panne sexuelle, Ifop, 2009
Préliminaires : on fait durer les caresses !
Les caresses
sont d'excellents préludes à l'acte sexuel. Un, « elles permettent de montrer à l’autre qu'il n'est pas un objet se réduisant à ses organes sexuels », explique le Dr Gérard Leleu,
médecin sexologue. Deux, elles facilitent l’atteinte de l’orgasme pour la femme. Explication : « Les caresses entraînent une vasodilatation et un afflux de sang dans les tissus
érectiles des organes sexuels féminins. Quand ils sont gorgés de sang, l'orgasme se produit. »
En pratique : On commence par caresser le visage, les cheveux, la bouche, le torse... puis on passe aux jambes, à l'intérieur des cuisses, au pubis, aux fesses,
puis finalement aux zones sexuelles (pénis, vagin, clitoris). Chez la femme, il est bon de prolonger les caresses car « les tissus érectiles de ces zones sexuelles sont nombreux (plus que
chez l'homme), il faut donc du temps pour les remplir. »
L'art de la caresse intérieure
Parce
qu'elles entraînent la sécrétion d'endorphines et de dopamine (hormones du plaisir), les caresses peuvent accroître le plaisir sexuel. Dans un sondage réalisé par l’Ifop en 2009, 87% des
sondés ont d'ailleurs déclaré que le toucher était le sens le plus important quand ils faisaient l’amour (devant l’ouïe, l’audition…).
En pratique : On caresse le visage, les seins, le torse, les hanches, les fesses, le dos… Bref toutes les zones qui nous sont accessibles. On peut aussi
prodiguer une autre caresse beaucoup plus érotique, celle du pénis au vagin. Mobile, l’homme effectue des mouvements de va-et-vient plus ou moins profonds, intenses et rapides. Il peut varier les
plaisirs en déplaçant son bassin. La femme est immobile ou accompagne en synchronisme les mouvements de l'homme. L’intérêt de cette caresse est que l’homme en maîtrisant son éjaculation fait
durer le plaisir.
Comment maîtriser son éjaculation !
Maîtriser son éjaculation, c’est d’abord bien maîtriser son souffle. Plus le désir monte, plus le rythme cardiaque s’accélère, et plus la respiration devient rapide. En la bloquant momentanément, on peut donc faire retomber l’excitation… et garder le contrôle. En pratique : « Il faut inspirer profondément par le nez en remplissant d’air son abdomen jusqu’au bas-ventre, puis bloquer l’inspiration quelques secondes, et relâcher brusquement en expirant par la bouche », explique le Dr Gérard Leleu.
La technique du « squeeze » vous connaissez ? Développée dans les années 1970 par les célèbres sexologues américains, William Masters et Virginia Johnson, elle consiste à comprimer le pénis pour interrompre « les contractions des vésicules séminales et de l’urètre ce qui bloque le réflexe éjaculatoire », explique le Dr Gérard Leleu En pratique : Serrez assez fortement (mais pas trop quand même !) la base du pénis dès l’imminence de la jouissance. A noter : Cette technique peut être mise en application par l’homme et par la femme !
Le périnée (et oui, les hommes en ont un aussi !) joue un rôle très important dans la maîtrise du réflexe éjaculatoire. Pourquoi ? Parce que les contractions successives de ces muscles participent à l’expulsion du liquide séminal (c’est pourquoi, en le comprimant, on retarde l’éjaculation !). En pratique : « Il faut appuyer et presser fortement le périnée, situé entre la base du pénis et l’anus, avec l’index et le majeur », explique le Dr Gérard Leleu. A noter : Cette technique ne peut être mise en application que par la femme. Elle doit donc avoir une bonne connaissance du physique de son partenaire.
La vue influence considérablement la montée du désir chez l’homme – encore bien plus que chez la femme ! En pratique : le Dr Gérard Leleu, conseille de fermer les yeux quelques instants dès qu’on ressent l’imminence de l’orgasme. « De cette façon, on ne voit plus l’objet de l’excitation, qui retombe alors… ce qui permet de garder le contrôle sur son éjaculation. »
Siège de tous nos fantasmes, le cerveau favorise la montée du désir… et l’atteinte de l’orgasme ! Donc, pour bloquer « l’excitation mentale » et garder le contrôle de son éjaculation, il suffit tout simplement de se forcer à penser à autre chose que l’acte sexuel. On peut ainsi prolonger le plaisir à l’envie. En pratique : Imaginez un parc, un lac… Bref des scènes de calme et de sérénité qui permettent de freiner la montée du désir pendant quelques secondes. Attention cependant à ne pas prolonger l’exercice trop longtemps ou à choisir des images trop dissuasives. Cette technique peut alors faire totalement retomber le désir !
La maîtrise de l’éjaculation peut être facilitée par certaines positions coquines… Lesquelles ? "Celles où l’homme est aux commandes car il peut plus facilement sentir l’imminence de l’éjaculation et parvenir ainsi à la contrôler", explique le Dr Gérard Leleu.
C’est une technique simple pour maîtriser l’éjaculation. Le « Stop and Go », développé dans les années 1950 par le Dr James Seemans, médecin urologue, est particulièrement efficace. En pratique : Elle consiste à suspendre les mouvements de va-et-vient du pénis dans le vagin jusqu’à ce que la sensation d’éjaculation imminente s’évanouisse. Les corps érectiles des muqueuses péniennes et vaginales cessant d’être stimulés, l’excitation retombe momentanément, et le coït peut être prolongé.
Faut-il le préciser ? Qui veut apprendre à maîtriser le moment de son éjaculation doit d’abord apprendre à reconnaître son imminence. Il est aussi important que la femme sache repérer les signes d’alerte pour accompagner au mieux son conjoint (en stoppant par exemple ses mouvements du bassin). En pratique : Il faut tenter de calmer ses esprits dès qu’il y a « intensification des mouvements, accélération de la respiration, tension soudaine du pénis, raidissement du corps ou encore des frémissements », explique le Dr Gérard Leleu.
Comment caresser le pénis
Les caresses du pénis sont très agréables pour l'homme. « Sous leur action, les testicules produisent plus d'hormones et l'excitation grandit », explique le Dr Miriam
Stoppard (« Le guide de l'entente sexuelle »). De plus, comme la peau du sexe masculin est très fine et riche en corpuscules érectiles (dits « de Krause »), ces
caresses sont source de grand plaisir, voire d’orgasme. En pratique : On effleure le gland du pénis avec la pulpe d'un ou de plusieurs doigts de façon circulaire (autour de sa crête).
Puis on descend le long de la verge en faisant des effleurements ou des pressions d'un anneau formé par le pouce et l'index.
La pression peut être continue ou pas, s'exercer sur place ou en se déplaçant. A noter : Si la caresse du pénis est prodiguée sans intention de faire l’amour, « il faut être attentive aux réactions de l'homme et savoir s'arrêter à temps (avant l'éjaculation) », précise le Dr Gérard Leleu, médecin sexologue. « Si l’homme atteint le point de difficile retour et que l'on revient en arrière (en arrêtant les caresses, sans passer à l'acte), il ressent un pénible désagrément. »
Parce que la peau y est très fine et les nerfs nombreux, le sexe féminin est très sensible aux caresses. Il est en plus riche en corpuscules érectiles (deux fois plus que dans les organes sexuels masculins), ce qui en fait une zone très érogène !
Il y a dans la périphérie des organes sexuels des zones érogènes qui adorent être caressées ! « L'intérieur des cuisses, fortement innervé, peut s'il est caressé être
source de plaisir érotique », explique ainsi le Dr Myriam Stoppard (« Le guide de l'entente sexuelle »). Sans oublier les fesses « symbole de sensualité, elles sont
très innervées et très réceptives ». Enfin, le pubis et la zone anale (oui elle est encore taboue mais elle dispose de nombreuses terminaisons sensitives!) sont très sensibles aux
caresses.
En pratique : Toutes ces zones doivent être parcourues lentement du bout du ou des doigts. Pour les parties plus charnues comme les fesses, « on peut y
aller plus en profondeur, presque comme un massage, comme la peau est plus épaisse », conseille le Dr Leleu, sexologue. Pour la zone anale, la caresse se faire superficiellement en marge de
l'anus.
Comment caresser le sexe féminin
Parce que leur peau est très fine et qu'ils sont très vascularisés, les seins sont très sensibles et réceptifs aux caresses. « Sous l'excitation qu'elles procurent,
l'aréole, le mamelon et la glande mammaire se gorgent de sang. Cette congestion est partie prenante du plaisir », explique le Dr Gérard Leleu, médecin sexologue.
En pratique : On effleure le globe du sein d'un ou plusieurs doigts en décrivant des cercles et diverses figures. On insiste sur l'hémisphère inférieur qui est
très sensible. Les caresses se font ensuite plus larges et plus appuyées au moyen de la main arrondie en conque. On peut empaumer le sein en douceur, frôler le téton puis poser la pulpe d'un
doigt sur l'aréole en tournant lentement autour. A aucun moment, il ne faut éveiller de douleurs.
A savoir : « Chez 50% des hommes, les caresses des mamelons sont désagréables. Chez l'autre moitié, l'effleurement peut troubler, sans plus. »
Visage et cuir chevelu : on effleure !
Visage
: On effleure de quelques doigts le front, les tempes, les joues, on suit d'un doigt la courbe des sourcils, la crête du nez, le dessin des lèvres puis l'ovale du visage jusqu'à la pointe
du menton. « Les caresses du visage ont quelque chose de maternant, d'admiratif, de protecteur. » On peut aussi s'attarder aux oreilles, « zone véritablement
érogène ».
Vous voulez varier vos caresses pour pimenter l'acte amoureux ? C'est simple ! Il suffit d'utiliser tous les outils dont dispose le corps !
En pratique : On ne se contente pas de caresser avec les mains mais on utilise la bouche pour effleurer le torse, le front pour parcourir tout le corps, le nez
pour caresser le cou, les cheveux pour le visage, le dos et les cuisses. Plus érotique encore, la caresse du pénis à la poitrine, au ventre ou au pubis. Celle des seins aux cuisses, au sexe, au
ventre, au visage.
On s'offre des caresses « gratuites »
Caresser son (sa) partenaire ne doit pas toujours se faire dans l’intention de faire l’amour. Au contraire, il est bon de le faire
« juste » pour donner à l’autre un moment de bien-être, de détente et de tendresse. Pourquoi ? « Parce que ces caresses « gratuites » entraînent la sécrétion d'ocytocine,
l'hormone de l'attachement. Elles sont le secret des couples qui durent », explique le Dr Gérard Leleu. Autre avantage : « Elles sont un moyen de communication pour dire à l'autre
qu'on l'aime, qu'on le protège… et ça lui fait du bien. »
En pratique : On caresse la peau de l'autre quand on regarde la télévision, quand on le croise dans le couloir, quand on est dans la voiture... Ce peut être son
visage, ses épaules, son bras, son dos, sa cuisse... « L'important est de se câliner souvent au cours de la journée. »
Il n'aime pas les caresses : initiez-le !
Si la femme adore être caressée, l'homme est parfois plus réticent. « Beaucoup de femmes confient en effet que leur partenaire n'aime pas être touché »,
confirme le Dr Gérard Leleu. Heureusement, ce n'est pas cause perdue !
En pratique : « Il faut caresser l'homme par doses homéopathiques et éviter les grandes séries de caresses. »
A noter : L'homme peut ressentir tout autant de plaisir que la femme à être caressé. « Sa peau est la même. Il faut juste qu'il se libère de ses tabous
pour développer sa sensibilité. » En effet, « religion, culture et société concourent à faire de lui un homme froid, raide, dur et frustré. « Ne lui en voulez plus,
apprenez-lui ! »
Repérer les signes du plaisir
Pour être sûr de donner du plaisir à l'autre quand on le caresse, il faut être très attentif à ses réactions.
Caresses : les erreurs à éviter !
En matière de caresses, il y a quelques erreurs à éviter que nous livre le Dr Gérard Leleu :
Caresses après l'acte : elles adorent !
Trop souvent négligées (surtout par les hommes), les caresses de postludes sont
pourtant très importantes.
« Elles ont une dimension psychologique prépondérante : c'est une authentique démonstration de tendresse. Pour la femme, c'est une preuve de gratitude, et pour
celle qui a été frustrée de l'orgasme, les caresses contribuent à réduire la tension sexuelle et à induire une détente nerveuse », explique le Dr Gérard Leleu.
En pratique : Les caresses de postludes sont les mêmes chez l'homme et la femme. Visage, épaules, ventre, jambes... Blottis l'un contre l'autre, on caresse
longuement par effleurement toutes ces zones, en évitant les organes sexuels (pénis, clitoris), souvent très sensibles après l'acte. A noter : Dans l'enquête Ipsos de 2005, 11% de femmes ont
déclaré ne pas supporter que leur partenaire s'endorme directement après l'amour.
Caresses : il n'y a pas d'âge !
Malgré les années de vie commune, vous n'avez jamais pris l'habitude de vous caresser avec votre partenaire ? Il n'est pas trop tard pour
commencer ! « Contrairement à l'ouïe, la vue ou l'audition qui ont tendance à décliner avec l'âge, le toucher ne s'altère jamais », explique le Dr Gérard Leleu. En clair, la peau n'est
pas moins sensible aux caresses en vieillissant !
A noter : L’homme a parfois du mal à prodiguer des caresses à sa partenaire. Il ne faut pas lui en vouloir. « Traditionnellement, l'homme n'a pas été
habitué à caresser. Il en a même été interdit, sous prétexte qu'il se devait d'être dur. » La solution : l’initier aux plaisirs de vous caresser et le caresser en retour.
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