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Les élections législatives et provinciales afghanes du 18 septembre 2005 :
L’insécurité persistante dans certaines parties du sud et de l’est du pays était le défi principal lancé à l’étape finale du processus de transition politique. Six candidats ont été assassinés pendant la campagne électorale. La participation était en baisse (53% de participation, 41% pour les femmes, pas de vote des réfugiés).
Le nouveau Parlement a été inauguré solennellement le 17 décembre 2005. Il est composé de deux chambres, la Mechrano Djirga (Sénat), composée de 102 membres élus par les collectivités locales ou nommés par le Président, et la Wolesi Djirga, chambre basse comprenant 249 députés élus pour 5 ans, comme le Président. Un peu plus du quart des sièges de députés et de sénateurs est occupé par des femmes, en raison de l’existence de quotas.
La composition politique du parlement afghan reste peu lisible et très fragmentée. Il existe quelques groupes de taille réduite (moins de quarante parlementaires) et sans profil politique évident. De nombreux parlementaires sont des indépendants et même lorsqu’ils appartiennent à un groupe, ils n’observent pas de discipline particulière. Le président Karzai n’a pas souhaité être associé à un parti ou une coalition en particulier, bien qu’il bénéficie de l’appui d’un nombre assez élevé d’élus. C’est son principal opposant, M.Younous Qanouni, qui a été élu Président de la Wolesi Djirga, alors que l’un de ses proches, l’ancien président afghan Sebghatollah Modjadeddi, a été élu à la tête de la Mechrano Djirga.
Selon les termes de la constitution du 4 janvier 2004, la Wolesi Djirga ne peut être dissoute. Une procédure de destitution du président par
la Wolesi Djirga existe, mais avec des conditions très difficiles à remplir. La chambre basse a surtout le pouvoir de mettre en jeu la responsabilité des
ministres, sur une base individuelle. Le chef de l’Etat est en même temps le chef du gouvernement.

Les premiers mois de vie parlementaire ont été consacrés pour l’essentiel à l’examen des nominations présidentielles et du budget. Ils se sont déroulés dans un contexte de tension, nourrie par la lenteur de la reconstruction, l’insécurité croissante dans le sud et l’est et la mauvaise gouvernance dans de nombreuses provinces.
Un nouveau gouvernement a prêté serment le 2 mai 2006, en remplacement du gouvernement en place depuis le 23 décembre 2004. L’équipe gouvernementale a été complétée
au mois d’août 2006. Les seuls changements significatifs de ce gouvernement ont consisté en le remplacement, à la tête de la diplomatie afghane, du Dr Abdullah Abdullah par M. Rangin Dadfar
Spanta, ainsi qu’en la réduction du nombre de femmes en son sein, passé à une (à la condition féminine), contre trois dans le précédent gouvernement.
Le contexte sécuritaire a continué de se dégrader fortement depuis la mi-2006 et plus particulièrement au cours de l’année 2007. C’est ainsi que l’Afghanistan a connu depuis novembre dernier une série d’attentats, spectaculaires et particulièrement meurtriers. Le 6 novembre 2007ont ainsi péri à Pol-é Khomri, dans la province pourtant réputée calme de Baghlan, 75 personnes, parmi lesquelles six parlementaires de la commission des affaires économiques de la chambre basse de l’Assemblée nationale afghane, et cinquante-neuf enfants venus accueillir la délégation dont ils faisaient partie. L’attentat survenu à l’hôtel Serena de Kaboul le 14 janvier 2008 (alors que s’y trouvait le ministre norvégien des Affaires étrangères), et qui a fait huit victimes, a marqué un tournant dans les actions menées par les insurgés extrémistes, en ce qu’il a visé spécifiquement la communauté internationale présente dans la capitale afghane. C’est ensuite le Président Karzaï qui a été visé le 27 avril 2008, au cours d’une parade militaire conduite dans un stade de Kaboul, par le tir d’une roquette qui ne l’a pas touché mais a tué un député qui assistait à la parade.
En février 2009, environ 2 800 militaires français sont présents en Afghanistan, dans le cadre des opérations de lutte contre le terrorisme et de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) de l’OTAN.
La sécurité du peuple afghan
La France accompagne la montée en puissance de l’armée nationale afghane dans les domaines de la formation et de l’assistance opérationnelle aux unités.
Des responsabilités régionales et locales
Kaboul - La France a pris le commandement de la région capitale, l’un des cinq commandements régionaux de la Fias. Le contingent français, environ 1 400 hommes, est composé de l’état-major, du bataillon français, du bataillon de commandement et de soutien, et du détachement hélicoptères.
Il organise, depuis fin août 2008, le transfert progressif des responsabilités de la sécurité aux forces afghanes.
Kapisa - Un groupement tactique interarmes d’un effectif de 600 hommes est déployé en Kapisa (au nord-est de Kaboul). Il assure des missions de sécurisation aux côtés de l’armée nationale afghane.
Les missions aériennes s’effectuent depuis les bases de Kandahar (afghanistan), douchanbé (tadjikistan) et manas (Kirghizistan) dans les domaines de l’appui des
troupes au sol, du renseignement, du transport et du ravitaillement.
Boire ou Conduire,
Guerre ou Paix ?

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