Partager l'article ! Les Philippines dans la rue: Les deux tiers de l’alimentation vivrière des pays pauvres sont produits par des femmes ; c’est ...

Les deux tiers de l’alimentation vivrière des pays pauvres sont produits par des femmes ; c’est à elles qu’auraient dû être destinés par priorités les programmes de développement. De plus, en Inde ou aux Philippines, les hommes gaspillent le produit des récoltes dans l’alcool ou les fêtes, tandis que les femmes l’affectent d’abord à l’éducation et à la nutrition des enfants. La misère des enfants - le drame le plus poignant du Tiers-monde - ne peut donc être soulagée que par la création d’activités féminines génératrices d’un revenu qui leur soit propre.

C’est également en développant l’autonomie économique des femmes que celles-ci réduiront
volontairement le nombre de leurs enfants. La réduction autoritaire des naissances ne permet pas d’augmenter les ressources alimentaires. En revanche, le développement agricole peut effectivement
conduire à une baisse de la natalité.
De même, l’alphabétisation n’est pas la condition préalable au développement, mais sa conséquence. Un peuple n’entre jamais dans la voie du
développement parce que des experts internationaux le contraignent à réduire les naissances et à éduquer les enfants. C’est en s’enrichissant que les paysannes choisiront librement, par la suite,
d’avoir moins d’enfants et de mieux les éduquer.
bises