Partager l'article ! Vivre en poésie, ce n'est pas renoncer ; c'est se garder à la lisière de l'apparent et du réel, sachant qu'on ne pourra jamais réconcilier, ni ci ...
J'ai dit zut à Prévert, j'ai dit merde à Verlaine
Ils me pardonneront ces écarts de langage,
C'était dans un moment où j'avais, pas de veine,
Autant d'inspiration qu'un hamster dans sa cage.
Alors, vous comprenez, les voir aussi faciles
Cà agace parfois, pour ne pas dire plus,
Quand on ne sait écrir' que des choses débiles
La talent de ceux-là vous mène à des abus.
Vous essayez bien sûr de relativiser,
Peut-être étaient-ils deux pour écrire un poème,
Peut-être par quelqu'un se faisaient-ils aider,
Peut-être que jamais ils n'ont su dir' je t'aime.
Vous voulez les pousser hors de votre mémoire
Mais ces génies, alors, vous sautent à la face,
Quelque dormeur du val entre dans votre histoire
Le spleen vous envahit et votre lac s'encrasse.
Vous viennent tous ces noms, de Musset à Hugo
Comme pour vous narguer du haut de leurs écrits,
Vous essayez bien sûr de faire le gros dos
Jusqu'à ce que soudain retentisse ce cri
Ce cri qui leur dit non, la vie est trop injuste,
Comment faisiez-vous donc pour avoir ce succès
Et si, en cet instant, se profilait leur buste
Vous n'auriez pas assez de pierres à jeter.
Ronsard, Apollinaire, Villon ou De Vigny,
Vous m'en aurez donné des motifs de colère,
Des moments de dégoûts teintés de jalousie
Et je cherche toujours après votre mystère.
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