Petite parenthèse d'ailleurs, combien d'hommes ou de femmes se séparent vers la quarantaine pour refaire une vie amoureuse ?
Aujourd'hui de plus en plus de famille sont
recomposés, parents divorcés et remariés un enfant ou deux d'une vingtaine d'années et un petit frère ou sœur de 2 ou 3 ans.
Chez l'homme de quarante ans cela va même plus
loin, un remariage avec une femme vingt ans plus jeune. Une régression, une façon de se rassurer, de tout recommencer pour se persuader que l'on sert encore à quelque chose.
La vie prend bien souvent sens dans cette dynamique inconsciente de procréation, de reproduction.
Il est vrai que la ménopause chez la femme se déroule vers les 50-55 ans, l'homme en revanche subit l'andropause qui commence beaucoup plus tôt.
En effet les capacités sexuelles de l'homme diminuent à la fin de sa croissance,
au moment où le squelette vieillit, soit vers l'âge de 25 ans environ.
A 40 ans il prend conscience que cela ne « marche » plus aussi bien qu'avant,
ses capacités à reconduire l'acte amoureux s'en trouve prolongé dans le temps.
La parenthèse fermée, l'adulte ne peut admettre qu'il est temps de « laisser sa place ».
C'est souvent sous forme d'agressivité et de
comportement régressif envers l'enfant que cela se manifeste. On lui avait accordé ses sorties, on lui retire.
On lui demande
de plier ou on le menace de « le foutre à la porte », attitude paradoxale car il s'agit bien de l'inverse. Il suffirait que l'enfant comprenne cette situation, aveuglé qu'il est à ce moment par
tout ce qui l'attend, empêtré dans ses propres craintes de l'avenir.
Il suffirait que l'enfant communique avec ses parents, qu'il lui dise à quel point il les aime, à quel point ils comptent à ses yeux... les remercier de ce qu'ils ont fait pour lui et leur dire que quoiqu'il arrive il restera toujours la petite fille ou le petit garçon de ses parents.
Cela paraît bien trop simple
mais l'expérience a été donnée à maintes reprises.
Le jeune adulte ne se voit pas « faire ce cadeau » à ses parents tant la situation est en crise, tant cette impression de non-communication perdure et s'amplifie.
Il est vrai que le sens premier de la vie disparaît à ce moment-là mais à la
différence des animaux nous avons d'autres opportunités.
Dans le règne animal, le papillon meurt après s'être reproduit, certains
insectes restent enfouis des années dans le sol pour arriver à maturité, lorsqu'ils sortent enfin au soleil, ils n'ont que le temps d'assurer la perpétuation de l'espèce et à la tombée de la nuit
meurent.

Des milliers d'espèces fonctionnent de la sorte.
D'autres se reproduisent jusqu'à leur mort. La vie de l'animal s'arrête lorsque
le cycle de la reproduction s'est achevé. Chez la femme elle cesse de pouvoir procréer à la ménopause alors qu'il lui reste 30 à 40 ans devant elle de vie.
Baby blues, déprime dès 40 ans, traumatisme à 50 ans, donc le sens de
l'existence se trouve sans cesse remis en question.
Ce n’est donc pas la conscience des
hommes qui détermine leur existence.
Mais au contraire leur existence sociale
qui détermine leur conscience.
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